Ansaldo - Fabbriche dei fratelli Bombrini

Contenuto

Ansaldo - Fabbriche dei fratelli Bombrini
Titolo originale
"Ernesto Trevisani. Les Usines Gio. Ansaldo & C. des Frères Bombrini"
Tipologia
Opuscolo a stampa
Descrizione

Opusolo in lingua francese suddiviso in due parti, la prima parte è dedicata alla storia degli stabilimenti della società Ansaldo. Mentre la parte due allo lo stato attuale (1896) degli stabilimenti accompagnata da dati statistici che rilevavano sia l'area occupata degli stabilimenti, la forza motrice, la dotazione in macchine e il numero di operai impiegati, sia le commesse effettuate dalla società per la Marina da guerra, Marina mercantile e per le Ferrovie Italiane

Data testuale
1896
Data topica
Milano (Ernesto Trevisani editore)
Consistenza
1 opuscolo (pp. numerate 28) + 1 copia + 2 negativi
Stato di conservazione
Buono
Soggetto produttore
Ansaldo (1853 - ***)
Identificativo
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contenuto
E TREVISANI

LES USINES

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NI GONDAZIONETZNSALIO,

ERNEST TREVISANI

LES USINES
(10, ANSALDO & (,

FRÈÉRES BOMBRINI

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IS PONDFZIONE FNSALDI



GENES
IMPRIMERIE PIETRO MARTINI
Via Canneto il Lungo, 21, p. 2°

1897

G@WES - IMP. PIETRO MARTINI



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IS PONDAZIONE (Fb BALDO

JEAN ET CH.



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PREMIÈRE PARTIE

ORIGINE ET DÉVELOPPEMENT DES USINES

NOTIONS HISTORIQUES.

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à commencer le travail par l’active ville de Sampierdarena, bien
à raison surnommée la Manchester d’Italie.

Elle contient 30,000 habitants, c’est-à-dire 30,000. travailleurs.
C'est ici que, dans la foule des nombreuses industries, nous distinguons
celle qui les prime toutes, parcequ’elle est l’orgeuil et l’honneur de
notre Italie. Nous voulons parler de l’industrie mécanique et navale
sì dignement représentée par les usines Gio. Ansaldo e 0.

Qui en Italie, parmi les techniques en cette matière, ne connait pas
les Ansaldo? Et qui, parmi les profanes n’a pas lu et n°a pas entendu
parler plus ou moins des Ansaldo et de leurs usines, si connues
à l’étranger et si enviées par leurs concurrents hors d’Italie ?

Nous sommes vraiment flattés de pouvoir relever que l'origine
et le développement de cette usine se rapporte strictement à la re-
naissance politique italienne. En effet lorsque l’Italie etait démembrée
en proie au gouvernement des étrangers ou en petites principautés,
le génie du comte de Cavour, non seulement préoccupé de préparer



l’unité italienne, songeait aussi à l’émancipation industrielle de la
patrie en appuyant et en encourageant vivement la création des
usines Ansaldo.

Le ministre piémontais, bien que sachant maîtriser les volontés
les plus récalcitrantes, dut soutenir àÀ ce propos une vraie lutte
avec le conseil d’amirauté et finir par s’écrier. « Mais si nous ne
< commencons pas à nous servir de l’industrie nationale, il est
« 6vident qu'elle ne pourra jamais se développer » (1).

Haute et patriotique conception en tout digne du large esprit
dont elle partait !

Mais retournons aux usines Ansaldo.

Afin que nos lecteurs n’aient aucun doute au sujet de notre
impartialité nous citerons quelques pages écrites par des éminents
publicistes qui se sont occupés de ces grandioses usines.

La Vita Italiana, revue mensuelle paraissant à Rome, a publié
une Ilie par Jack la Bolina qui s’exprime ainsi:

Gio, ji By i 91853
le ci Tui TA a Ito PNE o con-
currence avec les principales usines mécaniques européennes.

C'est sous l’égide du comte Camille de Cavour, dont le talent
éminent préconisait la renaissance et le reveil de l’industrie na-
tionale, c’est À l’initiative et à l’appui constant du regretté senateur
Charles Bombrini, directeur de la Banque Nationale et pere des
actuels gérants et propriétaires de l’usine MM. Bombrini fréres
— c'est à l’efficace direction technique de ce vaillant ingénieur qu'a
été M. Giovanni Ansaldo, que l’usine a dù son entrée en lice avec
les grandes industries similaires de l’etranger, jouissant jusqu'alors
du monopole.

M. Giovanni Ansaldo ayant malheureusement décédé en 1858, la
direction technique passa jusqu'’en 1866 à MM. Orlando frères qui
puisèrent en elle les éléments de leurs futures installations de Livourne.

(1) Av. Gian Carlo Daneo, député au parlement: /evue des intérèts materiels en Italie,
mai 1590.

GIO. ANSALDO & CO.

RATELLI BOMBRINI

UL PERSONALE DEGLI OLII DI

( aTTO MacnANINO DA VOI compIVTO

E CHE NOI TUTTI, RINFRANOA DALLE, TRA
VERSIE DEL LAVORO È DI COSÌ INsueta ©
LARGHEZZA. CHE

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pel BENEFICIO



GÉNES - IMF. PIETRO MARTINI

PARCHEMIN COMMÉMORATIF OFFERT PAR LE PERSONNEL DES USINES
À MESSIEURS BOMBRINI FRÈRES





Décédé en 1882 le sénateur Charles Bombrini, ses denx fils
comm. Charles Marcel et comm. sénateur Jean, vrais gentilshommes,
en tout dignes de leur nom, ont voulu conserver l’héritage indu-
striel .de leur illustre pére.

Et si le comte de Cavour, si M. Bombrini père ont été les
inspirateurs de l’idée eréatrice de 1’ usine, MM. Bombrini fils en
ont été les conservateurs et les vrais fécondateurs.

Nous voulons que l’ Italie conquère son indépendance industrielle
aussi bien qu'elle a conquis l’indépendance politique — voici leur
programme.

. Aucun obstacle, aucun sacrifice, aucune opposition démoralisa-
trice ne nous arrétera — Voici leur force.

Parmi les rares satisfactions que notre vie nous accorde, la
principale est celle de savoir que nous donnons un pain honorable
à plus de 3000 familles ouvrières ; et cette satisfaction se fait bien
plus vive lorsque nous lisons sur le visage de nos travailleurs qu’ils
nous cont roconnaissants — Voici leur gap.

Cos7attos Uprisua Ia) FACILI par
le comm. Charles Marcel Bombrini dans l’occasion d’une fète de
l’ industrie et nous nous complaisons de les rapporter ici pour
les désigner à la réflexion de tous les industriels.

En 1889 la Revue des intéréts matériels en Italie publiait un
savant et élaboré article sur les industries mécaniques en Italie, dù
à ce vaillant et impartiel écrivain qu’est l’avocat Jean Charles Daneo,
aujourd’hui député au parlement.

Nous en citons les points se rapportant le plus à notre publication.

L’illustre auteur s’exprimait ainsi :

L’usine de Sampierdarena a été fondée en 1846 par la Société
Taylor et Prandi 0

(1) Il faut observer que les établissements Ansallo sont aujonrd’hui au nombre de deux.
[L'un est constitué par les usines de Sampierdarena s'oscupant de constructions méenniques,
l’autre par lefchantier naval de Sestri Ponente. Une ligne de chemin de fer iéunit les deux
siéges de cette industrie.



En 1853 elle fut reprise par une nouvelle société constituée à
Génes sous la raison « Gio. Ansaldo e C°», nom qu’elle conserve
encore aujourd’hui au souvenir de cet illustre mathématicien. Mais
à présent que l’établissement appartient exclusivement à la famille
Bombrini, costituée en société en commandite, dont les deux fréres
Charles-Marcel et Jean sont les gérants et les administrateurs re-
sponsables sans limitation et solidairement, il nous semble que, au
point de vue légal, et méme en vertu du principe de droit commun
unicuique suum, la raison devrait étre: Frères Bombrini.

C’est un avis qui déplaira peut-étre à la modestie des gérants,
mais nous ne pouvons nous dispenser de l’émettre.

Le sénateur Charles Bombrini père a été l’àme de l’entreprise,
dans laquelle il avait une confiance inébranlable. Et c’est aussi
au génie de Cavour qu'il dut d’avoir pu surmonter les énormes
difficultés qui accompagnent toute nouvelle entreprise, surtout de
ce genre.

ha muori dulg comte de Cavour, les périodes de guerre et de
crise its) e) ny fr pe re Jp een) ad
ministra SY de l’usine à laquelle le sénateur Bombrini, directeur
de la Banque Nationale, ne pouvait se consacrer personnellement,
causèrent des pertes toujours croissantes dans l’exploitation de
l’usine. Aussi, à la mort de sénateur Bombrini en 1882 la perte
annuelle de l’établissement était évaluée à près de 600,000 fr.

C'est è ce moment que la destinée de cette industrie, devenue
une gloire nationale, s’est décidée.

Ses fils Charles-Marcel et Jean, auxquels la fortune laissée par
leur père assurait une situation aisée, en vrais gentilshommes dignes
du noble nom qu’ils portent, ont voulu aussi conserver intacti 1’hé-
ritage industriel de leur illustre père.

Les frères Bombrini se sont consaerés exclusivement an déve-
loppement de leurs usines. Ils ont pensé aussi à la spécialisation
du travail et l’ont limité è la construction de locomotives, de
machines marines, de machines fixes, et de navires complets.

Et comme l’a bien expliqué le comm. Jean Bombrini devant

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une sympathique réunion, à laquelle assistait la presse génoise,
cette spécialisation avait le but éminemment patriotique de doter
l’Italie de ce qui lui manquait, à savoir, une production nationale
nécessaire à la prospérité de son commerce et indispensable à la
défense du pays. 3

Mais qu'on ne croie pas qu'ils soient arrivés à porter l’établis-
sement Ansaldo à cette hauteur sans se donner beaucoup de peine
et sans y consacrer non seulement toute leur intelligence et leur
activité, mais aussi tout leur temps.

Les frères Charles-Marcel et Jean Bombrini sont l’Ame de leurs
établissements.

Leur présence est constante soit dans les bureaux, soit dans
les usines, et il ne se passe pas un fait, quelque minime qu'il pa-
raisse, qui ne soit approuvé par eux. Leur travail ne cesse pas
avec le jour car c'est aussi à ce moment qu'ils traitent des affaires
se rapportant à i

Nous sh © NIE; E I erp Vera sia), pep ie
des détait6\Npar © q is Gone out ET a Taison
du succès.

Nous voulons aussi en déduire que si l’Italie avait beaucoup
de Bombrini, on ne'verrait pas des entreprises industrielles échouer
misérablement et notre pays n’aurait rien à envier aux nations
les plus industrielles. i

C'est en 1886 que le sénateur Finali, ci devant ministre des
travaux publics, visitant l’usine eut l’occasion de faire une prédiction.

Il affirma que si le sénateur Charles Bombrini avait réussi à
faire de la Banque Nationale, qu'il dirigeait, le plus puissant institut
financier de l’Italie, en vrai patriote associant le sort de cet institut
au sort de l’avenir de son pays, ses fils auraient obtenu les mémes
résultats au point de vue industriel en mettant leurs établissements
non seulement au premier rang en Italie, mais en Europe.

Or cette prédiction s’est avérée ; les usines Ansaldo sont bien
les premières en Europe sous le rapport de la costruction mécanique.

Mais la maison Ansaldo a bien d’autres parchemins.

10

La commission d’enquéte sur les industries mécaniques, présidée
par le ministre de la marine, l’honorable Brin, et composée de
messieurs Paul Boselli, jadis ministre de l’instruetion publique, du
comm. Nicolas Botta, du comm. Ranieri Simonelli, du comm. Val-
secchi, du comm. Bozzoni et du comm. Borghi, visita en 1883
tous les ateliers de constructions mécaniques existant en Italie, dont
quelques-uns, c'est le rapport de la commission qui le dit, étaient
jusqu’alors ignorés.

En venant à parler de chaque usine elle gerivait ce qui suit à
la partie générale de son rapport:

< L’etablissement Ansaldo de Sampierdarena conserve la préémi-

A

nence, qu'il doit à son installation grandiose, à l’assortiment de
ses machines-outils, à la disposition bien ordonnée des différents
ateliers, et principalement au personnel ouvrier qui y est attaché

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depuis de longues années. Il possède tous les moyens nécessaires

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pour entreprendre avec garantie de succés la construction de

toute se de_machines. =)
« iv ONcA ZANE NL, la

traditioî du travail bien fait, qui lui permet de couler les plus

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lourdes pièces nécessaires aux grandes machines, tandis que la

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possession d’une vaste fonderie avec des ouvriers expérimentés

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est l’une des principales conditions pour bien réussir dans la
fabrication des machines. È

< Ila aussi une usine speciale pour la grande forge, et les
pièces produites représentent ce qu'on a obtenu de mieux en ce
genre.

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< C°est là qu'on a forgé les roues de devant et les droits de
derrière du Duilio, du Dandolo, de l’Italia et du Lepanto. Le
forgeage de quelques unes de ces pièces était si difficile que les
usines de l’étranger 074 refusé de les fournir. Et pourtant ces pièces
sont d’une perfection admirable. On peut, sans exagérer, affirmer
que pour la grande forge l'usine Ansaldo est sans rivale en Europe.

« Cet établissement a fourni è la marine de guerre plusieurs
appareils moteurs pour navires, sur des dessins provenant de

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GIO. ANSALDO & C.

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MÒLE ET PONTON-GRUE DE 120 TONNES

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IG PONDAZIONE FNSALDO



USINE DE SAMPIERDARENA - MONTAGE DES LOCOMOTIVES

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l’étranger, qui ont donné de bons résultats. En outre il a con-
struit des machines sur les plans de l’usine qui ont donné dga-
lement des résultats satisfaisants. 7

« Je cite par exemple la machine de 1000 chevaux du cuirassé
Palestro, celle du Colonna, celle de l’Amerigo Vespucci, du
Savoia et, sur les dessins de l’usine, la machine de l’aviso Staffetta.

<« Or ces appareils moteurs ont été construits et parachevés
avec précision; de plus, mis à bord, ils ont fonetionné régulière-
ment et ne laissent rien è désirer. Depuis de longues années
l’ usine Ansaldo s'est occupée sans interruption de la fabrication
des machines. Pour cette spécialité, l’usine Ansaldo est la seule
en Italie qui compte une série de travaux suivis obtenant toujours
de sensibles progrès. C'est la seule qui possède une tradition
historique de production, ayant suivi toujours le développement
et les perfectionnements que les changements de types ont déter-
miné

NS IAN EIN AII
qu "ORI peut obtenir à I’ improviste, et qu'on ne peut créer
d’umn moment à l’autre, méme à grands frais. Je parle du per-
sonnel ouvrier et de la maîtrise speciale. La direction intelligente,
clairvoyante et avisée a certes une puissante influence sur la
marche de toute industrie, et lorsqu’elle est indécise, faible ou
hésitante elle peut faire beaucoup de tort è 1’ usine. Mais si en
quelques industries elle peut suffire, dans le cas actuel elle n’est
pas suffisante à garantir la bonté du produit.

« Les plus renommés établissements mécaniques anglais cités
pour la précision rigoureuse et le parachèvement parfait de leurs
produits doivent Do prééminence plus qu’à la direction générale
de l’établissement, à leur maîtrise que la longue pratique et l’ha-
bitude de s’ingénier, pour ameliorer et perfectionner le travail
qui lui est confié, a rendue très-habile.

< En cffet, ces chefs d’atelier sont conservés soigneusement et
bien payés par les industriels.

« Les créateurs des usines Penn, Maudslay, Elder ete., célèbres



a

ingénieurs mécaniciens, n’existent plus; mais ces usines possèdent
toujours ce noyau d’ouvriers d’élite qui constitue leur vraie force
et qui les maintient au niveau élevé auquel elles sont parvenues.

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a

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L’usine Ansaldo qui depuis plus de vingt ans a continué dans
la fabrication des machines marines, se trouve aujourd’hui è
méme d’inspirer la plus grande confiance et d’offrir les plus
grandes garanties pour la construction des appareils les plus
compliqués et de la plus grande puissance destinés aux engins
de guerre ».

Ainsi écrivait en 1888 la commission presidée, comme nous
l’avons dit, par l’honorable Brin.

Mais en 1883 l’usine Ansaldo était è peine sortie de ce ma-
rasme industriel dans lequel, surtout après la mort de l’ingénieur
Ansaldo, elle avait, plus que vécu, végeté.

En 1883 elle avait une production bien modeste. Quelques an-
nées suffirent pour la multiplier en augmentant les ateliers et le

uyftesiel de_fabrication. pi i
I a I Dro
cid M. A. Colonna, progressèrent jusqu'’aux 20000. chevaux du
Sicilia.

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Les appareils moteurs à basse pression du Conte Verde pro-
gressèrent à la pression moyenne du Savoia, Vespucci, Stromboli, etc.
et aux hautes pressions de la Minerva, Liguria, Marco Polo, Ga-
ribaldi, Saint-Bon, ete.

En 1889 le comm. Antenore Bozzoni, inspecteur du génie naval
et président du comité des dessins, a été chargé fort judicieusement
par l’hon. Brin, ministre de la marine, de visiter les principaux
établissements de meétallurgie et de constructions mécaniques. Son
rapport à confirmé entièrement ce que nous allons exposer.

Le rapport a noté que « l’établissement Ansaldo est la plus
«< ancienne et la plus vaste usine nationale de constructions. mé-
< caniques, que dans les dernières années il a eu un développement
« considérable, et qu'en ce qui concerne l’organisation et la dispo-
< sition des ateliers, il a énormément progressé. De plus, qu'il a





GIO. ANSALDO & C.

USINE DE SAMPIERDARENA



GÈNES - TMP. PIETRO MARTINI

CHAUDRONNERIE

13



A

complété sa collection de machines-outils, en choisissant les plus
perfectionnées ».

Il note aussi que « les frères Bombrini n’ont éparené aucune
dépense pour l’améliorer sous tous les rapports ».

Il conclut en affirmant que « cet établissement s’est mis en
< mesure non seulement de conserver le premier rang en Italie
pour la construction de machines marines de toute sorte, mais
de se mettre sur le mème rang que les plus importants établis-
sements de l’étranger ».

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Un autre avis d’un anteur non moins compétent nous l’avons
dans la brochure déjà citée de l’hon. G. C. Daneo, là où il écrit:
« Revenant à l’usine Ansaldo, nous pensons que ce que nous
avons dit aura persuadé le lecteur de sa grande importance comme
force industrielle en Italie.
« Il sera ainsi convaincu que les frères Bombrini ont, à différents
ue droit à la reconnaissance du pays.
ne psatirions faire mieux l’éloge ate )ces_liguriens aussi
rai du pine sleale IE 8S e EI ela
Auguste Albini, député au Parlement, et 6 un des hommes techni-
ques les plus compétents en Italie.

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« Le comte Albini, accompagné du commandant De Amezaga
et de celui qui écrit ces lignes, alla visiter les usines Ansaldo
principalement dans le but d’examiner la machine du cuirassé
Sicilia.

< Il se felicita vivement de .l’énorme développement qu’avec
une louable disposition et avec une rare intelligence on avait su
donner à l’ancien établissement Ansaldo en le mettant en situa-

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tion de pouvoir rivaliser avec les plus importants établissements
modernes. J’avoue, disait-il, que comme italien j’éprouve une bien
vive satisfaction en voyant qu'il y a enfin quelqu’un en Italie
qui sait lumineusement démontrer d’avoir une ferme confiance
dans l’avenir de l’industrie mécanique italienne, et sait en pré-
voir les besoins futurs. Comme ligurien, ajouta l’amiral, j'admire
avec une émotion sincère les frères Bombrini, parce que animés

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a

14



A

d’une ferme confiance dans l’avenir, ils se préparent hardiment
e navale qui dans le passé a



à faire renaître la grande indu

donné la prospérité à notre Ligurie et qui devra également la
donner à L’Italie.

« Et pour apprécier l’importance de cette opinion il faut noter
que le comte Albini, l’inventeur de la carabine qui porte son nom,
bien que très riche, a passé sa vie dans les établissements méca-
niques et chantiers italiens et étrangers, et a été durant de longues

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années à la direction générale des armes et torpilles au ministére
de la marine.

« Jajouterai aussi que le comm. Charles De Amezaga, l’un des
meilleurs officiers supérieurs de notre marine de guerre, connais-

A

A

sant la nature de l’amiral Albini et comme il est avare de ses

A

éloges, et appréciant de plus sa compétence rare dans la matière,
tout en étant ravi et persuadé de ses paroles, m’avoua qu'il avait
été frappé d’un jugement aussi nettement exprimé ».

Lex gitslions_guthentiques aux quelles nous avons eu recours
pronveni rie I pei fo fre]
et consitérables progrès de l’industrie mécanique, de la navale sur-
tout, dont l’usine Ansaldo de Sampierdarena est à la téte.

Il ya à peu prés dix ans la grande industrie mécanique était

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méconnue en Italie. Le gouvernement, les compagnies de navigation,
les adminisirations de chemins de fer affectaient de ne pas con-
naître et de ne pas apprécier la valeur industrielle italienne et la
méconnaissaient. Ou recourait è l’étranger sur vaste échelle et avec
une prodigalité d’argent digne de meilleur sort. En attendant, les
quelques usines mécaniques languissaient et se soutenaient à grands
frais sur la petite industrie.

Mais, à partir de 1882, les fréres Charles Marcel et Jean
Bombrini, sùrs de leur force et fermes dans leurs propos se mirent
à la téte de l’usine Ansaldo, soutenus et encouragés par l’avis
éminemment pratique et clairvoyant de l’ingénieur M. Orace Chiaz-
zari de Torres, et proclamèrent la necessité et la possibilité d’une
industrie nationale. Ce fut alors que le reveil moral, la réhabi-

GIO. ANSALDO & C.



FONDERIE

15



litation matérielle de l’industrie mécanique italienne pris corps,
se montra, s’imposa.

Le gouvernement, les compagnies, les administrations commen-
cèrent par affecter une incrédulité souveraine. Contre l’idée de l’in-
dustrie nationale on lanca l’alarme du gain pour fins particuliers..

Mais la verité s’imposait et les Bombrini se montrèrent plus
que jamais fermes dans la croisade entreprise. On opposa que
leurs usines n’étaient pas suffisantes, que l’outillage était ancien et
de vieille date, pas perfectionné, que le personnel téchnique n’etait
pas au courant, qu’on construisait avec une lenteur fénomenale.
On fit alors de nouveaux ateliers, d’autres furent agrandis, on
multiplia et on perfectionna l’outillage, les ouvriers et les ingénieurs
se mirent è la hauteur de la situation, les travaux s’ éxécutèrent
avec une rapidité toujours croissante.

C’est alors que le gouvernement et les administrations courbèrent
la téte.

Cest gi quizme foule d’industriels prizs fassaut la brèche
ouverte gl ENEA CINZIA, 1 les
Cravero firent digne couronne aux Ansaldo. D’outre mer vinrent les
Hawthorn s’installer avec les Guppy è Naples, les. Armstron,
Pozzuoli.


ga

Dans la construction des locomotives les Ansaldo furent emulés
par les Breda et par les Esslinger venus d’Allemagne à Saronno.
Surgirent ensuite comme complément indispensable les aciéries de
Terni et de Savone, les aciéries et les forges de Sestri Ponente,
Voltri et Prà, la fonderie d’acier Vanzetti è Milan, les usines mé-
tallurgiques de Livourne, du Criste à Génes, etc, et mille autres
industries minuscules qui prospérèrent énormement.

Bien vite les besoins du pays ne suffirent plus aux industriels.
Les voilà alors se lancer à l’assaut de l’étranger. En quelques années
les Silvestri, les Breda, les Odero triomphent en Serbie, en Rou-
manie et en Bulgarie, les Orlando en Portugal et au Maroc, les
Ansaldo en Grèce, dans l’Amérique du Sud et en Espagne. Ce
fut une vraie et amirable lice d’émulation.



16



Qui oserait soutenir encore qu’en Italie on n’est pas capables ?

Pour les oppositeurs la défaite fut umiliante. Pour les inerédules
une imprévue révélation. C'est nous qui l’appellerons une véritable
rédemption !

Rien ne résiste à qui veut. Il suffit que la seule usine Ansaldo
se mit à la téte de la lutte pour l’industrie nationale, il suffit è
ses gérants, aux fréres Bombrini, de se mettre de la partie avec
intelligence, fermeté de propos, énergie d’action, sacrifice d’argent!
On a bien écrit de vous, o Bombrini, lorsqu’on a affirmé que vous
avez bien mérité de votre patrie. Et vous pouvez bien gerire avec
juste orgeuil sur votre blason industriel la devise:

Tanto vale poder quant uom s' adopra.

Ainsi que nous avons éerit plus haut, l’origine de l’usine Gio.
e. C. remonte è 1846. De cette époque à 1853 succède
uno pebfer®, enwrionnaire.

LS MERZUEE FMI ero
société constituéo à Génes releva l’ancienne usino et installa les
nouveaux ateliers sous le nom (io. Ansaldo e C. en construisant
des halles grandioses disposées harmoniquement, suivant l’idée de
l’avenir de l’usine, avée un outillage perfectionne.

La construction de locomotives et de matériel fixe pour les
chemins de fer italiens occupa dès lors l’usine Ansaldo. Vint en
suite la fourniture de pièces d’artillerie et de projectiles pour les
arsenaux de terre, les grandes réparations aux machines de la
compagnie de navigation R. Rubattino, la construction d’outils et
chaudières pour la marine. On se préparait ainsi à de travaux
plus importants. EL

Malheureusement l’ing. Ansaldo décéda presque subitement vers
la fin de 1858.

L’ing. Louis Orlando lui succéda et tint la direction technique
de l’usine jusqu’en 1866. Durant cette période la fabrication de
grenades et de pièces d’artillerie pour les arsenaux forme le prin-

INILUVA ONLAIA “dI - SANZIO



‘O 9 OC'TYSNY ‘0I9

17



cipal objet de la production industrielle. Toutefois on continua les
travaux de réparation aux navires de la compagnie Rubattino, et,
sur les devis des ingénieurs du gonvernement, on initia la construe-
tion des appareils moteurs pour l’aviso royal Vedetta et pour la
pyrofrégate Conte Verde.

Depuis 1866 jusqu’en 1882 l’ing. Wehrli succède à l’ingénieur
Orlando dans la direction technique.

Mais, en attendant, les travaux pour les chemins de fer diminuèrent
ainsi que ceux pour les arsenaux et pour la Rubattino. Aussi
l’usine mena une vie très pénible.

Les administrations qui se suecedèrent à celle de l’ingénieur
Ansaldo ne furent pas è la hauteur de la situation. Si lappui
mora] et financier de l’illustre sénateur Charles Bombrini était venu
à manquer l’usine aurait été liquidée.

Au contraire gràce à son appui, elle put se soutenir encore et con-
server sa renommée. L’installation du gros marteau pilon lui assura
la prisidfiee porzla fabrication des plus grossesct,compliquées pièces
de forte age OE ONE PUNEIAILODI

En 1883 l’ing. A. Omati succéda à M. Wehrli dans la direc-
tion technique. L’ingénieur Orace Chiazzari fut son intelligent colla-
borateur. La gestion fut prise directement par les fils Bombrini
comm. Charles Marcel et comm. Jean.

Nous avons dejà dit quel développement surent ils donner aux
travaux de l’usine.

En 1883 l’usine Ansaldo (ateliers de constructions mécaniques
et chantier naval) comptait de 800 à 900 ouvriers avec pas plus
de 150 machines outils et se développait à l’angle sud-ouest de
la ville de Sampierdarena en occupant une superficie de 40000
m. c., limitée au nord par la plage de la mer sur une longueur
de 90 métres.

La bonté et le parachèvement des produits étaient toutefois
bien connus. Les machines pour la Palestro, la Staffetta, le Mar-
cantonio Colonna, construites dans la période de 1867 à 1879
avaient formé l’admiration du gouvernement et de tous les compé-

e

18

fents. Les machines pour les steamers de petite portée et les motrices
fixes étaient aussi très-recherchées. De méme les constructions de
chaudronnerie et les produits de la fonderie. Les produits de la
grande forge étaient aussi très-admirés, surtout les pièces trés
difficiles des droits de derrière, roues de devant et gouvernails des
plus grands cuirassés, tels que le Dandolo, le Duilio, la Lepanto,
l’Italia, ete.

La construction des locomotives a été toujours très-estimée.
Une enquéte faite sous l’administration Saracco a prouvé que les
locomotives construites en Italie, alors presque exclusivement par
l’usine Ansaldo, sont meilleures que celles fabriquées à l’étranger,
et si le nombre des locomotives étrangères à réparer est représenté
par 100, la quantité correspondante pour les locomotives nationales
est donnée par le chiffre 15.

De son céòté le petit chantier avait déjà donné preuve. de son
habilité et de sa puissance avec la louable réussite de la Sta/fetta,

du Vertifi du_San Gottardo et de grand n Da de remorqueurs
bateanx/ dagli AMI ST Ipprrt rali E pon

tons, ete.T

Vers la fin de 1886 le chantier naval a été transferé à Sestri
Ponente sous la direction de l’illustre ingénieur naval comm. G. B.
Bigliati, et sur l’emplacement du chantier on a installé de nouveaux
grandioses ateliers. A partir de ce moment toutes les usines de
Sampierdarena ont éié consacrées exclusivement à la construction
mécanique.

O
CRANCENORI GIS V "IVAVN MTLINYHO
{l

INIIMVN ONIFIA “AMI - SENZO



WD

‘O Od'TYVSNV ‘019



19



DEUXIÈME PARTIK

ETAT ACTUEL DES USINES

TEL

IS ER ZE)VS FU 099

Aquileia la maison Gio. Ansaldo e C. exploite les. usines
suivantes : ;
a) Usine à Sampierdarena avec ateliers de constructions méca-
niques, de machines marines et de locomotives ;
b) Usine meétallurgique pour les métaux fins à Cornigliano
Ligure ;
c) Chantier naval à Sestri Ponente ;
d) Atelier pour le parachèvement et blindage des navires dans
le port de Génes;
e) Atelier pour la réparation des navires dans le port de
Génes, avec le matdriel flottant pour les transports et le montage.
La superficie totale occupée, la superficie sous toit des ateliers,
des bureaux et des magasins, la force motrice disponible, le nombre
des machines motrices et d’outillage, celui des ouvriers ressortent
du tableau suivant,















SUPERFICIE a ;
USINES a motrice | E ea
sous toit | découverte | totale par | a
mo. mo. me. _ ||chev. vap.| nombre || nombre
a) Usine de Sampier- >
darena. << i... 36000 | 44000 | 80000] 850 812 | 4000
6) Usine métallurgi-
que de Cornigliano
Tipure:s sost 3900 | 56100| 60000 250 74 300
c) Chantier naval de
Sestri-Ponente . . |. 20000 | 60000 | 80000 400 154 | 6000
d) Atelier pour le
parachèvement et
blindage des na-
Mea 1815 385| 1700 60 28 900
e) Ateliew@pour la ré- -
ele E] O AZIONE FINSALTO
res af Nolo mi ériei"]! DEZIINS ASA
flottant pour les
trasports et le mon-
ep 450 30 480|| () 230 22 300
Torau .. | 61665 | 160515 | 222180| 1790 | 1090 | 11500



















Chaque usine, chaque atelier est techniqiement :titonome et
forme une unité speciale avec personnel spécialisé. Ainsi les travaux
sont soignés suivant les règles de l’art et du progrès.

C’est ainsi que la maison Ansaldo a, depuis dix ans, abandonné
l’ancien système de concentrer tous les travattx dans une seule unité

(1) Nombre des ouvriers suivant la puissance de travail des usines.
@) Y compris 130 chevaux des machines à bord des pontons et des rémorquetrs du matériel
flottant.



‘O 9 OTTVSNV ‘0ID




‘O 9 OT'TVSNV ‘019



21



technique. Elle a pu ainsi se spécialiser dans tous ses produits et
lutter avec suecès contre la concurrence, sans diminuer pour cela
la renommée et la proverbiale bonté de ses travaux.

L’organisation administrative, directrice et comptable est irrépro-
chable. La discipline est réglée avec tact et largeur de vue. Ainsi
les plus cordiaux rapports règnent entre ouvriers, ingénieurs et
patrons. Il s'en suit que la main d’oedvie préfère son emploi dans
les tisities Ansaldo, soit è cause du profit qu'elle en obtient, soit à
catse de l’éducation pratique qu'elle recoît.

Les rombreuses socigtgs de secou imutuel fleirissantes è Sam-
pierdarena, auxquelles tous les ouvriers sont inserits, ont rendu
inutile l’institution de caisses de prevoyance. Toutefois la Maison,
dans le dessein de-venir en aide à ses ouvriers, lorsqu’ils se trouvent
dans le besoin, a eréé un fond de bienfaisince, qu'elle alimente
par son concours direct, et dans lequel elle verse sans exception
les produits de toutes les amendes disciplimaires payées par les
ouvriers\ fe Mus elle y contribue avec rae)somme ceorrespon-
dante av Goilrd ENEA UNISIRLO Rharo
est trés-lonable.

De plus lorsqu'en 1887-88 eut lieu la création de la caisse
nationale contre les accidents du travail, la maison Ansaldo s’em-
pressa d’assurer ses ouvriers et de les assurer à sa charge exclusive,
ce qui constitue un sacrifice très-considérable, vu que le coùt moyen
annuel de l’assurance pour chaque ouvrier est de 8 fr. 50, et que
cela comporte une dépense annuelle approximative de 80000 frs.

Il n'est pas è dire que cette munificence est due è l’initiative
spontanée des gérants de la Maison et propriétaires des usines,
messieurs Bombrini fréres, dans lesquels la fermété des propos s’ac-
couple à la genérosité innée et à la magnanimité de l’esprit.

Le personnel des usines sensible à tel bienfait, a voulu perpétuer
sa reconnaissance vers messieurs Bombrini par l’hommage d’un par-
chemin commemoratif; parchemin de grand merite et de grand prix
qui a été illustré par le célèbre pinceau de l’éminent peintre
M. Nicolas Barabino.



22

USINE DE SAMPIERDARENA

——— o

Cette usine depuis 1883 a été agrandie considérablement et
pourvue d’un outillage aussi parfait et aussi complet qu'on pouvait
le désirer. Qu'il suffise de dire que les frères Bombrini y ont em-
ployé dans l’entretemps plus de 7 millions, dépensés avec autant de
courage que de perspicacité.

L’usine occupe une superficie de 80,000 m.c. La surface sous
toit est de 40,000 m. e.

Les ateliers, bien disposés, grands, vastes, bien aérés et
éclairés, et pourvus pour le travail de nuit d’éclairage è gaz et
électrique, sont les suivants:

O pLuAtelior de modelage ;

NANI NET NS
3. Forge;
4. Marteaux-pilons;

. Machines-outils ;

6. Tournage ;

7. Tournage spécial pour bronze;

8. Chaudronnerie ;

9. Ajustage;

10. Meules;

11. Montage des locomotives;

12. Montage des machines marines;

13. Atelier de réparation des locomotives;

14. Laboratoire de précision;

15. Laboratoire de chimie.





Un réseau de chemin de fer Decauville met en comunication
les usines et les magasins,







Od OOUVI > ASSVUTNO INASIONO HI UMOI NAVAUHO 00001 HA NOISNYA!

mirtuvi— ONsaIA ‘ANI - sanzo





INS

‘O ® OTTTYSNV ‘019



INIAUVI OBARIA “dI - SENZO



‘O ® OTTYSNY ‘019







28



L’intérieur de l’établissement est parcouru, au dedans et au
dehors des halles, par des voies à écartement normal, en communi-
cation directe, soit avec la gare de Sampierdarena, soit avec les
quais du port de Génes. ;

L’usine communique aussi avec la mer par un mole se prolon-
geant 100 mètres sur l’eau, construit entièrement aux frais de la
Maison. Sa distance du port de Génes est de deux kilometres ‘envi-
rou. La voie ferrée de l’intérieur de l’usine arrive jusqu'au mole
où les pièces plus voluminouses et pésantes, ne pouvant avoir
transit ni par chemin de fer ni par voie ordinaire, sont transportées
au port de Génes. Pour le service de ces transports la Maison a
fabriqué pour son propre compte des remorqueurs, des transports, des
pontons et deux. pontons-grues à vapeur, dont l'un de 40 tonnes
et l’autre vraiment colossal de 120 tonnes, avec étendue libre de
12 mètres lui permettant les operations de chargement et de déchar-

vemer# dans la cale des plus larges et:des plus hauts navires.
ui = das pI arges et'des plus ha: ir

er
Livi ie n) À previ! fest, fi )
ENER)
occuperefiviton 1000 ouvriers Autour de BOO et plus machines outils
dont quelques unes très-spéciales et de très-grandes dimensions,
actionnées par 7 motrices principales, outre les auxiliaires, qui sont



alimentées par 20 chauc
totale disponible de 850 chevaux vapeur.

Les marteaux-pilons sont actionnés par des générateurs chauffés
avec les flammes perdues des fours à réverbère au nombre de huit.

Le service des martenux-pilons doit dtre spé

En effet, c'est le seul en Italie pouvant donner des produits
supérieurs produits similaires de l’étranger.

Du marteau-pilon de 40 tonnes, on descend par une série de
8 appareils, jusqu'an marteau de 250 Kg.

Les cubilots de la fonte sont au nombre de 5 et peuvent donner
des pièces de. toute forme et dimension soit en fonte ordinaire soit
en fonte durcie on malléable — depuis les énormes porte-enclumes
de 50 tonnes jusqu’au plus petites pièces de mécanique.

Ces ateliers sont amples, bien disposés, fournis de nombreux,

‘es a vapeur produisant une force motrice



alement noté.





2



puissant et spécial outillage, divisés en denx halles, dont chacune
est desservie par 2 grues è pont-roulant et à transmission fu-
niculaire, respectivement de la portée de 40 et 30 et de 20 et 10
tonnes.

Le meilleur éloge qu'on puisse faire de cette fonderie est résumé
dans l’avis émis par la commission d’enquéte sur les industries
mécaniques, par lequel on déclara que dans cette fonderie on a con-
servé la tradition du travail bien fait qui lui permet de fondre les
plus lourdes pièces nécessaires aux grandes machines.

La fonderie du bronze et métaux similaires, sans ayoir une
empreinte speciale est outillée par des fours à creuset et a réverbère
pouvant fournir des pièces monolithiques de 20 tonnes et plus,
comme, par exemple, les droits de derrière, les roues de devant,
les cadres de gouvernail coulés en bronze phosphoreux pour les
navire de la marine royale Cristoforo Colombo, Elba, ete., les con-
densateurs en metal delta pour les machines du Carlo Alberto, du

“haldi ada Saint-Bon et autres. =
ONION IILII
chanfier est consiruit entiéroment en fer et en fonte et forme un
ensemble grandiose, imposant et malgré cela léger dans ses lignes
generales architectoniques.

L’atelier, mesurant une longueur de 120 mètres sur 40 de
largeur est divisé en trois halles, dont la centrale, réservée A la
construction des plus colossales chaudières marines, a nne largeur
de 16 m. et une hauteur de 19 m., 30 au sommet du toit. Deux
grues à traction funiculaire, chacune de 40 tonnes, qu’on peut
accoupler, desservent le rapide et commode maniement et transport
des plus pesantes et volumineuses chaudières.

La halle latérale è sud est réservée à la construction des chau-
dières de locomotives et de marine de modestes dimensions. Une
grue à traction funiculaire de 20 tonnes et une autre de 6 tonnes
font le service de manoeuvre.

La halle latèrale à nord est réservée aux machines-outils et est
desservie par trois grues à traction funiculaire de 6 et 10 tonnes.

GIO. ANSALDO & C.





POUR LES STEAMERS “ GIULIO CESARE ” “ REMO ” “ RE UMBERTO ”

GIO. ANSALDO & C.



MACHINES À TRIPLE EXPANSION DE 0000 CHEVAUX POUR LES STEAMERS DE LA N. 6. I © SIRIO " “ PERSEO” “ ORIONE

25



Toujours au nord et en amont de l’atelier on trouve les amples
et assorties forges des chaudronniers et à l’est sont emplacés les
fours à réchauffer les tòles.

A noter dans l’outillage de cet atelier, outre .les grnes ci-dessus
mentionnées, la machine hydraulique à river, actionnée par des
pompes ou accumulateurs pouvant donner jusqu'à 100 atmosphères
de pression; les machines à river de moindres dimensions fixes et
transportables; une machine verticale à percer les fonds de chau-
dières, une machine à percer multiple è 4 outils disloqués, machine
à percer avec outil amovible è fileter, ete.

La grande salle des tours se trouve au centre du corps principal
de l’usine entre les halles de la fonderie et des marteaux-pilons
au nord, des constructions mécaniques et des machines marines au
sud — Elle s’élève sur un rectangle de 170 mètres de longueur par
16 m. 50 de largeur; trois grues à traction funiculaire à pont-
ui dont deux de la portée de 30 tonnes, qu'on peut acconpler,
et up RL id af fl pd; 6
Mi EEN FE IEZIE

L’intérieur de cet atelier se présente d’une facon très-imposante.
La grandiosité de la halle, l’ordre dans la disposition des machines-
outils se distinguant par leur dimension et leur specialité, le mou-
vement si varié et surprenant de toutes les machines en action,
arrachent toujours au visiteur un cri d’admiration.

Sont à noter dans cette usine les gros tours pouvant tourner
jusqu'à 8 métres de diamétre — le tour triple pouvant tourner des

arbres jusqu'à 20 mètres de longueur — un tour colossal à plate-
forme horizontale — le tour à outils rotatifs — le groupe des
machines à percer radiales et celui des alésoirs, chaque groupe
pouvant travailler simultanément une seule pièce — la raboteuse

à banc roulant à 4 outils ponvant travailler des pièces jusqu'à 11
mètres de longeur et 2 m. 50 soit en largeur qu’én hauteur — les
raboteuses à ponts spéciaux pour le travail des pièces ayant les
formes les plus compliquées — la mortaiseuse géante — les deux
grandes fraises à double outil èà mouvement multiple avec banc

26



rotatif, permettant de travailler avec rapidité et précision les sur-
faces les plus inégales.

Limitrophe à la grande tournerie se trouve une section de petits
tours, une autre de machines à percer radiales — le laboratoire de
precision — la salle des petites machines à fraiser.

L’outillage mécanique de l’usine est complété per la petite tour-
nerie qui occupe seule une surface de 110 X. 16 metres, dans la-
quelle sont groupées non moins de 320 machines-outils.

Au sud de la grande tournerie se trouvent les sections des
ajusteurs, du montage des machines ordinaires et des machines
marines.

A noter surtout cette dernière section. Elle couvre une surface
de 90 m. X 16.5 et est desservie par deux grues à pont roulant,
chacune de la portée de 30 tonnes. En 1896 elle a exéeuté simul-
tanément le montage des appareils motenrs A machines jumelles
des croiseurs cuirassés Carlo Alberto de 13000 c. i. — Garibaldi
de 13,000 ce. i. — Ammiraglio di Saint-Bon de 13,500 ce. i.
sans lè Us hesits, formant ensemble un tobelde 40,000 chevaux
de for UTONIDIRIZICNE PUNSIALL)O)

En T890 cette mème section a monté los trois. machines des
steamers Strio, Perseo et Orione de 6600 chevaux chacunes, les
deux machines des steamers Giu/o Cesare et Remo chacune de 1700
chevaux i. — les appareils moteurs à machines jumelles des navires
de la marine royale Mizerza de 4000 c. i. — Liguria de 7700 e. i. —
Marco Polo de 10,000 c. i. — 4 machines pour torpilleurs Schichau
chacune de 1000 e. i. — et ainsi un total de 48,900 c. i. de mo-
trices principales, sans tenir compte des auxiliaires et des plus
petites et sans parler de l’appareil moteur pour le cuirassé Sicilia
de 19,500 c. i. qui était précisement sur le point d’étre livré.



Non moins digne de mention est l’atelier de construction des
locomotives, détaché du corps principal de l’usine et formant une
umité speciale. Il se départ du torrent Polcevera au viaduc de la
ligne de chemin de fer Gènes -Vintimille, qui intersèque partiellement
le terrain de l’usine, et couvre une surface de 6000 m. c. environ.



‘O 9 ONTTYSNY ‘OI9

STOMUII SNIVAL UNOA SHYTAMONIV SHMOU 9 Y SHALLONOVOT



‘O 9 OTTVSNY ‘019

27

L’atelier pour le montage des locomotives s’élève sur un. rec-
tangle de m. 144 X 45, en trois halles, dont la centrale est par-
courue par un chariot transbordeur qui sert pour la manoeùvre des
locomotives sur les voies transversales des deux nefs latérales.
L’atelier est pourvu de motrices et machines outils, lui appartenant
exclusivement, et possede de plus des locaux réservés à la répa-
ration soit des locomotives soit des vagons.

En 1889, lorsque les commandes de matériel de chemin de fer
étaient trèsmombreuses, tandis que cet atelier était à peine à moitié
chemin de son installation, l’usine put livrer aux chemins de fer
italiens 77 locomotives neuves ou remises à neuf par de grandes
réparations.

Aujourd’hui elle pourrait pourvoir normalement à la construe-
tions annuelle de plus de 200 locomotives.

Dans le but de compléeter. nos notices sur cette grandiose usine
nous ajouterons qu’ l’ampleur des halles correspond celle des
magasina ci Sie: larges et convenablement installés et distri-
use Patt pigra e pp)
entrepòb» 30 Sout desservis par une vraie Igzion de chariots ordinaires
et spéciaux, de grues fixes et tournantes et de erues-locomotives
construites par la Maison, facilitant et accélerant énormement le
mouvement, le chargement et le déchargement des matérianx.

Nous devons aussi noter le laboratoire chimique pour les essais
sur les métanx et sur les alliages, la salle de tracement mésurant
un rectangle de 1650 metres. la salle des modéles pour le nombre
et le prix des modéles collectionnés, les deux salles mesurant
chacune 16 m. X 11, éclairées à jour, réservées l’une au bureau
des dessinateurs, l’autre à l’archive très-riche pour le nombre et le
prix des collections qui y sont conservées.

L’usine avec les puissants moyens dont elle dispose peut annuel-
ment fournir outre à 200 locomotives, 100,000 chevaux de ma-

chines à vapeur soit marines soit fixes, 2000 tonnes de chaudières
et 1000 tonnes de grosse forge.



Dans le but de démontrer avec des chiffres indiseutables en
quelle estime est tenue cette usine nous noterons en moins de rien
les plus importantes constructions de machines qui lui ont été
confiées durant ces dernières années.



Pour la Marine de Guer
Amerigo Vespucei . . . . . R. Marine Italienne - c.i. 5000
SAV0la ie » » » 5000
Galileo. Cesa » » » 1700
Archimede: i Pia), » » >» 1700
dip Rn > » 200
Monzambano siro » » >» 4200
Stromboli: Seen. » » » 7700
Minerva: a » » » 4200
Meina, e » » » 7700
Me » 19500
ia VNDAZADINE FINAL 00
Carto Alberto o nno » » » 13000
Garibaldi . . . . pour la République Argentine » 13000
Giuseppe Garibaldi . . . . . R. Marine Italienne » 13000
Uristobal Colon . . pour la Marine R. Espagnole >» 14000
Ammiraglio di Saint Bon. . . R. Marine Italienne » 13500
Dix-hwit:-torpilleura i: i.» » » » 18000

Pour la Marine Marchande.

Giulio Cesare... . . . . . de drapeau italien - c.i. 1750
‘Rotta nl Pa » » » 1750
RecUmbertos:v) ceo cen » > » 1750
SIOE Ra » » » 6600
Onolonicoi » » » 6600

Perseo ci nie » » » 6600

GIO. ANSALDO & C.



CA a
3 RONDINE FNSALDI





GÉNES - 1MF. FIETRO MARTINI

LOCOMOTIVES À 8 ROUES ACCOUPLÈES POUR LIGNES DE MONTAGNE

GTO. ANSALDO & C.



GÈNES - IMP. PIETRO MARTINI

DROIT DE DERRIÈRE DU R. CUIRASSE * LEPANTO ”

29



Satita n 0 derdrapea i atalion.- cli. 600
Calabria etto cer » » » 400
Olga nen ne n » grec di 220)
Neva e ir » » » 250
Se Raologo date » italien » 160
Sestri:-Ponnte:: nea » » » - 150
GeneraliCavallif te a » » » 130
GeneraliMalifo ninna » > se 100
ContesdiSs Robert iis » » »:15130,
Sie MODO Di I » » >» 140
Foce. Na AI » vera» 80
Albato ren » » » 80

Pour les Chemins de fer Italiens.

Locomotyfe> à A-rpues accouplées. .; . . i NA
SIONI ONEN INS Mae]
ATBiUS®INOGie. = ca I SSIS

Tocomotives à 6 roues accouplées avec chariot mobile pour

IPRINBYIeots: RR GR rr LO)
Locomotives è 6 roues accouplées pour trains marchandises » 107
» SR » pour lignes de montagne » 24

S'il n’a pas été possible d’augmenter cette production, cela n'est
pas attribuable au défaut de bon vouloir ou des moyens d’action,
mais à la survenue anémie industrielle du pays et à la conséquente
rareté des commandes.

30



CHANTIER NAVAL DE SESTRI PONENTE

——e——_—_——_

Le chantier naval de la Maison a été, comme nous l’avons dit,
transféré vers la fin de 1886, sur la plage de Sestri Ponente à
quelques kilomètres de Sampierdarena.

En prenant une telle mesure MM. Bombrini fréres furent animés
par l’idée autant hardie que patriotique de faire revivre la grande
industrie navale, qui fut jadis une gloire de la Ligurie, et en méme
temps en réservant l’usine de Sampierdarena exclusivement aux
constructions mécaniques et en y installant de nouveaux et plus
appeso ateliets, de Do donner un puissant 109 pour la con-
Te ZIONE Fzz]1/0)o)

Le*chantier II se trouve à la partie sud- ouest de la ville de
Sestri Ponente, et occupe une superficie de 80,000 m. c. et une
plage de 870 mèires environ. Cet emplacement servait jadis à l’in-
dustrie navale ligurienne, à l’epoque des constructions en bois, et
permet la mise sur chantier des plus grands navires demandés, soit
par la marine de guerre, soit par la marine marchande. La pro-
fondeur et la régularité de la pente de la plage la rendent apte
au lancement des plus gros navires.

Les ateliers, les halles et les magasins du chantier couvrent
une surface de 20,000 m. e. L’outillage complet et perfectionné, en
harmonie avec les plus récents progrès de l’ industrie navale, per-
mettra d’occuper environ 4000 ouvriers, lorsque le travail aura
acquis sa plus grande expansion.

Quoique créé il y a à peine huit ans ce chantier à déjà lancé
à la mer de nombreuses et trés- SE constructions dont nous
citons les principales.

SISSVUINO ‘AI Nd





‘O 9 OATVSNY ‘019

+ HISSVUICO ‘MAC LNVAHIG 0



AO



Vo

Da



‘O 9 OA'TYSNVY ‘019

81



Pour la Marine de Guerre.

Torpilleurs de haute mer n° 18, R. Marine It. disloc." totale tonn. 1580

Croiseur torpilleur Minerva » >» » 850
>» protégé Liguria » » » 2280
» cuirassé Garibaldi, marine Argentine ‘) » 6840

» cuirassé Cristobal Colon, R. marine Espagnole » 6840

Pour la Marine Marchande.

Steamer Giulio Cesare. . de drapeau italien disloc." Tonn. 35845

» MOMO E » » » >» 5845

» Re Umberto . . » >» » 5845

5

ISS ONDIZIONI Fa FLobj
Golette à vapeur S. Paolo » » » » 730
Steamer Olga. . . . . de drapeau grec » » 340
>» Neva D >» » » » 370

» Sestri Ponente . ». italien. >» » 120

outre à 2 citernes à vapeur, 3 remorqueurs de cibles flottants pour
les tirs de l’artillerie en mer, 3 remorqueurs pour le service du
port, et enfin les voiliers suivants:

Caterina Accame. . . . . + + dislocation Tonn. 3340
Gavaher, Giampi: <A » >» 3340
Francesco Ciampa . î IRE i » » 3340

(1) Actuellement se trouve sur le chantier le eroiseur cuirassé Giuseppe Garibaldi en
tout pareil au Garibaldi et au Cristobal Colon.

32



Salvatore Ciampa .«. .. . . . . dislocation Tonn. 3340
(Gamba Se e ei » » 2530
ARIES e So » » 12530
Rio Grande (gole): re » » 730

En tout, dans les huits dernières années, 45 coques de navires,
sans compter le colossal ponton à vapeur avec grue pouvant élever
des poids de 120 tonnes, pour le service de la Maison, et une
flotte nombreuse de bateaux è vapeur, transports, pontons, ete.

O peer) _
IS PONDAZIONE FINSALDDI

à

GIO. ANSALDO & C.



GÈNES - 1MP. PIETRO MARTINI

CADKE DU GOUVERNAIL DU R. CUIRASSE “ LEPANTO ”

GIO. ANSALDO & 0.




oÉnES - 1mP. PIET

CADRE DU GOUVERNAIL DU R. CUIRASSÉ “ LEPANTO ” DU POIDS DE 13880 KG.

88



USINE MÉTALLURGIQUE DE CORNIGLIANO LIGURE

Cette usine appartenait en origine à la dissoute société italienne
Delta. Elle a été agrégée aux établissements de la Maison en 1894,
comme auxiliaire pour la fabrication et le travail des métaux fins,
tels que le cuivre, la delta, le bronze phosphoreux, le bronze man-
ganèse, le bronze aluminium, le muntz-métal, ete.

L’usine couvre une surface de 9483 m. c. dont 3900 sous toit
d’ateliers, halles et magasins. Elle dispose de plus d’une superficie
limitrophe de 50,517 m. ec. très-indiquée pour un facile agrandis-
sement de l’usine.

L'us/fictomprond les suivantes principalessegtions : le modelage,
la DiRST O NEZAUINE hh
forges, lE laboratoire chimique et des essais mécaniques, les bati-
ments à l’usage de magasins, bureaux et habitations.

L’atelier du modelage et des charpentiers est pourvu de *scies
mécaniques et de tours pour la confection des modéèles et de tout
autre travail en bois.

La fonderie comprend la petite fonderie pour le dosage et la
preparation en lingots des différents alliages, et la grande fonderie
qui possède une section complete de fours è creuset, un four è
réverbère de 15 tonnes, un autre plus petit de 3 tonnes, de facon
que l’on peut aisément pourvoir à la fonte de pièces monolithiques

. Jusqu'à 20 tonnes et plus.

Les laminoirs comprennent une installation complète de trains
pour l’étirage de toles, barres et fils, avec les fours à réchauffer,
ciseaux à tòles, déevidoirs pour fils etc.

La tréfilerie comporte une batterie de 22 bobines, divisées en
série de fils gros, moyens et fins avec un banc à tréfiler à chaîne



et un autre hydraulique, fours ete. Le bane hydraulique à tréfiler les
barres et les tuyaux est de la force de 34 tonnes et est actionné
par un accumulateur spécial et par des pompes hydrauliques. Le
bane à chaîne pour travailler les barres peut marcher à deux vites-
ses différentes.

L’atelier mécanique est fourni d’une scrie de petites machines-
outils surtout pour les travaux d’ornement et de plus grande _
finesse.

Les forges possèdent des marteaux-pilons grands et petits, des
moutons, des presses permettant de forger et d’estamper des objets
en metal de toute forme.

L’usine dispose de 250 chevaux-vapeur, actionnant non moins
de 72 machines opératrices, et, lorsque tous les ateliers sont en
activité, elle employe non moins de 800 ouvriers.

Cette usine fut commenege en 1889 par la société italienne

olta PI la fabrication di le travail du metal Delta. Il est dé-

Veni is/ moti oe) 2 Atala pati Ù ri O 9
tali NERA NEs Not Ma

Teaucoup de cas au bronze. Si l’estampe, on le forge, on le lamine,
on le tréfile avec toute facilité. Poli a-t-il un Iustre très-brillant
ressemblant aux reflets de l’or et résiste à l’oxidation de l’atmo-
sphere et de l’ean de la mer. Il trouve ainsi des innombrables
applications méme dans les constructions marines depuis les droits
de derrière et les hélices jusqu’aux plus élégants bibelots des cabines
et. des salons — On le coule en toutes dimensions et il conserve
toujours ses proprictés.

Conséquemment la production courante de cette usine comprend
tout coulage d’objets en bronze, en delta et similaires, comme hélices,
tuyaux d’hélices, condensateurs, corps de pompes, pistons, sou-
papes, ete., garnitures de bord, sabords, pompes, water-closets,
charniéres, télégraphes de bord, ete., outre tous les plus menus
objets de mobilier tels que mains, serrures, portemanteaux, timbres,
candelabres, anneaux, plaquettes, écriteaux, etc.

La production de l’usine a été déjà très-remarquable soit pour

GTO. ANSALDO & C.



1 Ma DI AROPA II CIIRASSIE È GARIBALDI CONSTI EPA P, LOREPLE LIGUE ARGENTINI
N33 CINDIA ZICINE PINEALE)





GENES - 1MP. PIETRO MARTINI

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‘D 9 OTTVSNY ‘019



35



les toles que les barres et les fils de cuivre, de delta, de muntz-
métal. Du fil de 3/1 de "/n de diamètre elle arrive aux barres
de 85 "/m carrées, hexagonales, plates, soit pour couronnes de pro-
jectiles que pour tout autre emploi.

Les tòles sont obtenues jusqu'à ‘/1 de "/n d’épaisseur sur une
largeur de 1 m. 50 et une longueur de 5 m.

L’usine est actuellement dirigée par l’ingénieur M. Hector
Zancani.

ATELIER POUR LA REPARATION DES NAVIRES
dans le port de Génes

e

è a an if n it

UE RNA MINE ELL
toutefoîs étre considéré comme une veritable succursale de la grande
usine de Sampierdarena et du chantier de Sestri Ponente. Il a de
plus sous ses ordres immediats tout le matériel flottant appartenant
à la Maison, c’est à dire les deux pontons grues respectivement de
120 et de 40 tonnes, deux remorqueurs et une flotte de bateaux-
transports, bateaux pour le service des plongeurs, pontons, ete.

Conséquemment cet atélier est le seul existant dans le port de
Génes qui puisse réellement disposer des plus’ puissants et conve-
nables moyens pour pourvoir régulièrement à la réparation des
coques, des appareils moteurs et de l’outillage des navires, pour
effectuer les operations d’embarquement et de débarquement des
pièces les plus puissantes et colossales et pour concourir méme è
des operations locales de sauvetage.

L’atelier présente le front à la ligne d’eau de l’avant-port qui
mouille les remparts de la Malapaga. Il est dirigé actuellement par
l’ingénieur M. Louis Ramorino.

36



ATELIER POUR LE PARACHÉVEMENT ET LE BLINDAGE
des navires de guerre dans Je port de Génes

— gocze—

Il se trouve è l’est des nouveaux bassins de cargnage, tout pròs
du méle Giano et est desservi par une trentaine de machines.

L’éminent ingénieur naval M. G. L. Petrini en est actuellement
le très-habile directeur.

Cet atelier est un complément indispensable du chantier naval
de Sestri Ponente, où font absolument défaut les avantages du port,
et où, à cause de la nature de la plage, il ne serait pas possible
de faire les constructions nécessaires pour le stationnement des
grands cuirassés.

\l_° Cette filiale du chantier de Sestri ti jose non seulement de

Ti aaa pa fp A Is ci

>n0ombreux moyens d’action qu'elle obtient soit des ateliers du chantier,
soit de l’usine de Sampierdarena.

Cela sans compter qu'elle peut recourir au service subsidiaire
des pontons-grues et de l’autre matgriel flottant de proprigté de la
Maison.

L’atelier peut ainsi procéder dans ses travaux de parachèvement
avec toute la rapidité vouluo et désirable.

Ce que nous affirmons n’est en aucune facon exagéré.

Tous ceux qui ont suivi avec un peu d’intérét les travaux du
croiseur cuirassé Garibaldi, que la Maison Ansaldo a construit pour
compte du gouvernement de la République Argentine, pourront
sans crainte l’affirmer avec nous.

Ce superbe croiseur cuirassé, mesurant une longueur de 100
mètres, sur une largeur de 18 m. 20, avec une dislocation totale
de 6900 tonnes, a été lancé en mer par le chantier de Sestri Ponente
le 27 juin 1895,



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« ITTVANIVO » ISSYMINO MNMSIONO

INITIVA OUIZIA MI - SUNZO



- ‘0 ® Od'TVSNV ‘019

37



La coque était alors presque nue. Elle devait en effet recevoir
l’appareil moteur, toutes les plaques de blindage, toutes les machines
et tout l’outillage de bord, tout le matériel du pont et des cabines,
tous les supports des armes et les armes mémes; un ensemble en
définitive de 3000 tonnes, représentant plus du poids de la coque
lancée.

Or bien, à la date du 15 Janvier 1896, ce cuirassé était entière-
ment fini, et prét à faire tous ses essais.

Ainsi dans l'espace très-limité de six mois du jour du lance-
ment la maison Ansaldo, gràce à la puissance de ses moyens et à
l’habilité de son personnel, a pu conduire è terme le complet para-
chèvement de ce colosse.

La Maison Ansaldo peut raisonnablement étre bien fière d’un
résultat aussi splendide, jamais atteint par aucun des principaux
chantiers de l’étranger.

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GIO. ANSALDO & C. ®

arena - Ateliers de constructions mecaniques (Propriété di la famille BoMBRINI)
(FRÈRES BOMBRINI Géranrs)

Usine de Sampieri





gare de Sampierdarena

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Échelle-% 075 par Mètre









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| Fratini DE CONSERUCTIONS NAvALES GIO. ANSALDO & €. - SES T PONENTE.

(Propriété de la famille BOMBRINI — FREÉRES BOMBRINI Gérants)

PLAN GENÉRAL.

È ux, salle des gabarits, machine motrice.
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‘Atelier des gabarits at d’ajuatago.

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Machines-outil
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ERNEST TREVISANI

LES USINES
(10, ANSALDO & (,

FRÈÉRES BOMBRINI

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IS PONDFZIONE FNSALDI



GENES
IMPRIMERIE PIETRO MARTINI
Via Canneto il Lungo, 21, p. 2°

1897

G@WES - IMP. PIETRO MARTINI



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JEAN ET CH.



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PREMIÈRE PARTIE

ORIGINE ET DÉVELOPPEMENT DES USINES

NOTIONS HISTORIQUES.

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S: PTT SEA AE ei, Fu aio ent
à commencer le travail par l’active ville de Sampierdarena, bien
à raison surnommée la Manchester d’Italie.

Elle contient 30,000 habitants, c’est-à-dire 30,000. travailleurs.
C'est ici que, dans la foule des nombreuses industries, nous distinguons
celle qui les prime toutes, parcequ’elle est l’orgeuil et l’honneur de
notre Italie. Nous voulons parler de l’industrie mécanique et navale
sì dignement représentée par les usines Gio. Ansaldo e 0.

Qui en Italie, parmi les techniques en cette matière, ne connait pas
les Ansaldo? Et qui, parmi les profanes n’a pas lu et n°a pas entendu
parler plus ou moins des Ansaldo et de leurs usines, si connues
à l’étranger et si enviées par leurs concurrents hors d’Italie ?

Nous sommes vraiment flattés de pouvoir relever que l'origine
et le développement de cette usine se rapporte strictement à la re-
naissance politique italienne. En effet lorsque l’Italie etait démembrée
en proie au gouvernement des étrangers ou en petites principautés,
le génie du comte de Cavour, non seulement préoccupé de préparer



l’unité italienne, songeait aussi à l’émancipation industrielle de la
patrie en appuyant et en encourageant vivement la création des
usines Ansaldo.

Le ministre piémontais, bien que sachant maîtriser les volontés
les plus récalcitrantes, dut soutenir àÀ ce propos une vraie lutte
avec le conseil d’amirauté et finir par s’écrier. « Mais si nous ne
< commencons pas à nous servir de l’industrie nationale, il est
« 6vident qu'elle ne pourra jamais se développer » (1).

Haute et patriotique conception en tout digne du large esprit
dont elle partait !

Mais retournons aux usines Ansaldo.

Afin que nos lecteurs n’aient aucun doute au sujet de notre
impartialité nous citerons quelques pages écrites par des éminents
publicistes qui se sont occupés de ces grandioses usines.

La Vita Italiana, revue mensuelle paraissant à Rome, a publié
une Ilie par Jack la Bolina qui s’exprime ainsi:

Gio, ji By i 91853
le ci Tui TA a Ito PNE o con-
currence avec les principales usines mécaniques européennes.

C'est sous l’égide du comte Camille de Cavour, dont le talent
éminent préconisait la renaissance et le reveil de l’industrie na-
tionale, c’est À l’initiative et à l’appui constant du regretté senateur
Charles Bombrini, directeur de la Banque Nationale et pere des
actuels gérants et propriétaires de l’usine MM. Bombrini fréres
— c'est à l’efficace direction technique de ce vaillant ingénieur qu'a
été M. Giovanni Ansaldo, que l’usine a dù son entrée en lice avec
les grandes industries similaires de l’etranger, jouissant jusqu'alors
du monopole.

M. Giovanni Ansaldo ayant malheureusement décédé en 1858, la
direction technique passa jusqu'’en 1866 à MM. Orlando frères qui
puisèrent en elle les éléments de leurs futures installations de Livourne.

(1) Av. Gian Carlo Daneo, député au parlement: /evue des intérèts materiels en Italie,
mai 1590.

GIO. ANSALDO & CO.

RATELLI BOMBRINI

UL PERSONALE DEGLI OLII DI

( aTTO MacnANINO DA VOI compIVTO

E CHE NOI TUTTI, RINFRANOA DALLE, TRA
VERSIE DEL LAVORO È DI COSÌ INsueta ©
LARGHEZZA. CHE

TUDINE NON oa io (na,
pel BENEFICIO



GÉNES - IMF. PIETRO MARTINI

PARCHEMIN COMMÉMORATIF OFFERT PAR LE PERSONNEL DES USINES
À MESSIEURS BOMBRINI FRÈRES





Décédé en 1882 le sénateur Charles Bombrini, ses denx fils
comm. Charles Marcel et comm. sénateur Jean, vrais gentilshommes,
en tout dignes de leur nom, ont voulu conserver l’héritage indu-
striel .de leur illustre pére.

Et si le comte de Cavour, si M. Bombrini père ont été les
inspirateurs de l’idée eréatrice de 1’ usine, MM. Bombrini fils en
ont été les conservateurs et les vrais fécondateurs.

Nous voulons que l’ Italie conquère son indépendance industrielle
aussi bien qu'elle a conquis l’indépendance politique — voici leur
programme.

. Aucun obstacle, aucun sacrifice, aucune opposition démoralisa-
trice ne nous arrétera — Voici leur force.

Parmi les rares satisfactions que notre vie nous accorde, la
principale est celle de savoir que nous donnons un pain honorable
à plus de 3000 familles ouvrières ; et cette satisfaction se fait bien
plus vive lorsque nous lisons sur le visage de nos travailleurs qu’ils
nous cont roconnaissants — Voici leur gap.

Cos7attos Uprisua Ia) FACILI par
le comm. Charles Marcel Bombrini dans l’occasion d’une fète de
l’ industrie et nous nous complaisons de les rapporter ici pour
les désigner à la réflexion de tous les industriels.

En 1889 la Revue des intéréts matériels en Italie publiait un
savant et élaboré article sur les industries mécaniques en Italie, dù
à ce vaillant et impartiel écrivain qu’est l’avocat Jean Charles Daneo,
aujourd’hui député au parlement.

Nous en citons les points se rapportant le plus à notre publication.

L’illustre auteur s’exprimait ainsi :

L’usine de Sampierdarena a été fondée en 1846 par la Société
Taylor et Prandi 0

(1) Il faut observer que les établissements Ansallo sont aujonrd’hui au nombre de deux.
[L'un est constitué par les usines de Sampierdarena s'oscupant de constructions méenniques,
l’autre par lefchantier naval de Sestri Ponente. Une ligne de chemin de fer iéunit les deux
siéges de cette industrie.



En 1853 elle fut reprise par une nouvelle société constituée à
Génes sous la raison « Gio. Ansaldo e C°», nom qu’elle conserve
encore aujourd’hui au souvenir de cet illustre mathématicien. Mais
à présent que l’établissement appartient exclusivement à la famille
Bombrini, costituée en société en commandite, dont les deux fréres
Charles-Marcel et Jean sont les gérants et les administrateurs re-
sponsables sans limitation et solidairement, il nous semble que, au
point de vue légal, et méme en vertu du principe de droit commun
unicuique suum, la raison devrait étre: Frères Bombrini.

C’est un avis qui déplaira peut-étre à la modestie des gérants,
mais nous ne pouvons nous dispenser de l’émettre.

Le sénateur Charles Bombrini père a été l’àme de l’entreprise,
dans laquelle il avait une confiance inébranlable. Et c’est aussi
au génie de Cavour qu'il dut d’avoir pu surmonter les énormes
difficultés qui accompagnent toute nouvelle entreprise, surtout de
ce genre.

ha muori dulg comte de Cavour, les périodes de guerre et de
crise its) e) ny fr pe re Jp een) ad
ministra SY de l’usine à laquelle le sénateur Bombrini, directeur
de la Banque Nationale, ne pouvait se consacrer personnellement,
causèrent des pertes toujours croissantes dans l’exploitation de
l’usine. Aussi, à la mort de sénateur Bombrini en 1882 la perte
annuelle de l’établissement était évaluée à près de 600,000 fr.

C'est è ce moment que la destinée de cette industrie, devenue
une gloire nationale, s’est décidée.

Ses fils Charles-Marcel et Jean, auxquels la fortune laissée par
leur père assurait une situation aisée, en vrais gentilshommes dignes
du noble nom qu’ils portent, ont voulu aussi conserver intacti 1’hé-
ritage industriel de leur illustre père.

Les frères Bombrini se sont consaerés exclusivement an déve-
loppement de leurs usines. Ils ont pensé aussi à la spécialisation
du travail et l’ont limité è la construction de locomotives, de
machines marines, de machines fixes, et de navires complets.

Et comme l’a bien expliqué le comm. Jean Bombrini devant

SULIDINVOMN SNOLI





‘D ® Od'TVSNY ‘015





une sympathique réunion, à laquelle assistait la presse génoise,
cette spécialisation avait le but éminemment patriotique de doter
l’Italie de ce qui lui manquait, à savoir, une production nationale
nécessaire à la prospérité de son commerce et indispensable à la
défense du pays. 3

Mais qu'on ne croie pas qu'ils soient arrivés à porter l’établis-
sement Ansaldo à cette hauteur sans se donner beaucoup de peine
et sans y consacrer non seulement toute leur intelligence et leur
activité, mais aussi tout leur temps.

Les frères Charles-Marcel et Jean Bombrini sont l’Ame de leurs
établissements.

Leur présence est constante soit dans les bureaux, soit dans
les usines, et il ne se passe pas un fait, quelque minime qu'il pa-
raisse, qui ne soit approuvé par eux. Leur travail ne cesse pas
avec le jour car c'est aussi à ce moment qu'ils traitent des affaires
se rapportant à i

Nous sh © NIE; E I erp Vera sia), pep ie
des détait6\Npar © q is Gone out ET a Taison
du succès.

Nous voulons aussi en déduire que si l’Italie avait beaucoup
de Bombrini, on ne'verrait pas des entreprises industrielles échouer
misérablement et notre pays n’aurait rien à envier aux nations
les plus industrielles. i

C'est en 1886 que le sénateur Finali, ci devant ministre des
travaux publics, visitant l’usine eut l’occasion de faire une prédiction.

Il affirma que si le sénateur Charles Bombrini avait réussi à
faire de la Banque Nationale, qu'il dirigeait, le plus puissant institut
financier de l’Italie, en vrai patriote associant le sort de cet institut
au sort de l’avenir de son pays, ses fils auraient obtenu les mémes
résultats au point de vue industriel en mettant leurs établissements
non seulement au premier rang en Italie, mais en Europe.

Or cette prédiction s’est avérée ; les usines Ansaldo sont bien
les premières en Europe sous le rapport de la costruction mécanique.

Mais la maison Ansaldo a bien d’autres parchemins.

10

La commission d’enquéte sur les industries mécaniques, présidée
par le ministre de la marine, l’honorable Brin, et composée de
messieurs Paul Boselli, jadis ministre de l’instruetion publique, du
comm. Nicolas Botta, du comm. Ranieri Simonelli, du comm. Val-
secchi, du comm. Bozzoni et du comm. Borghi, visita en 1883
tous les ateliers de constructions mécaniques existant en Italie, dont
quelques-uns, c'est le rapport de la commission qui le dit, étaient
jusqu’alors ignorés.

En venant à parler de chaque usine elle gerivait ce qui suit à
la partie générale de son rapport:

< L’etablissement Ansaldo de Sampierdarena conserve la préémi-

A

nence, qu'il doit à son installation grandiose, à l’assortiment de
ses machines-outils, à la disposition bien ordonnée des différents
ateliers, et principalement au personnel ouvrier qui y est attaché

A

A

A

depuis de longues années. Il possède tous les moyens nécessaires

A

pour entreprendre avec garantie de succés la construction de

toute se de_machines. =)
« iv ONcA ZANE NL, la

traditioî du travail bien fait, qui lui permet de couler les plus

A

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lourdes pièces nécessaires aux grandes machines, tandis que la

A

possession d’une vaste fonderie avec des ouvriers expérimentés

&

est l’une des principales conditions pour bien réussir dans la
fabrication des machines. È

< Ila aussi une usine speciale pour la grande forge, et les
pièces produites représentent ce qu'on a obtenu de mieux en ce
genre.

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< C°est là qu'on a forgé les roues de devant et les droits de
derrière du Duilio, du Dandolo, de l’Italia et du Lepanto. Le
forgeage de quelques unes de ces pièces était si difficile que les
usines de l’étranger 074 refusé de les fournir. Et pourtant ces pièces
sont d’une perfection admirable. On peut, sans exagérer, affirmer
que pour la grande forge l'usine Ansaldo est sans rivale en Europe.

« Cet établissement a fourni è la marine de guerre plusieurs
appareils moteurs pour navires, sur des dessins provenant de

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GIO. ANSALDO & C.

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MÒLE ET PONTON-GRUE DE 120 TONNES

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IG PONDAZIONE FNSALDO



USINE DE SAMPIERDARENA - MONTAGE DES LOCOMOTIVES

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l’étranger, qui ont donné de bons résultats. En outre il a con-
struit des machines sur les plans de l’usine qui ont donné dga-
lement des résultats satisfaisants. 7

« Je cite par exemple la machine de 1000 chevaux du cuirassé
Palestro, celle du Colonna, celle de l’Amerigo Vespucci, du
Savoia et, sur les dessins de l’usine, la machine de l’aviso Staffetta.

<« Or ces appareils moteurs ont été construits et parachevés
avec précision; de plus, mis à bord, ils ont fonetionné régulière-
ment et ne laissent rien è désirer. Depuis de longues années
l’ usine Ansaldo s'est occupée sans interruption de la fabrication
des machines. Pour cette spécialité, l’usine Ansaldo est la seule
en Italie qui compte une série de travaux suivis obtenant toujours
de sensibles progrès. C'est la seule qui possède une tradition
historique de production, ayant suivi toujours le développement
et les perfectionnements que les changements de types ont déter-
miné

NS IAN EIN AII
qu "ORI peut obtenir à I’ improviste, et qu'on ne peut créer
d’umn moment à l’autre, méme à grands frais. Je parle du per-
sonnel ouvrier et de la maîtrise speciale. La direction intelligente,
clairvoyante et avisée a certes une puissante influence sur la
marche de toute industrie, et lorsqu’elle est indécise, faible ou
hésitante elle peut faire beaucoup de tort è 1’ usine. Mais si en
quelques industries elle peut suffire, dans le cas actuel elle n’est
pas suffisante à garantir la bonté du produit.

« Les plus renommés établissements mécaniques anglais cités
pour la précision rigoureuse et le parachèvement parfait de leurs
produits doivent Do prééminence plus qu’à la direction générale
de l’établissement, à leur maîtrise que la longue pratique et l’ha-
bitude de s’ingénier, pour ameliorer et perfectionner le travail
qui lui est confié, a rendue très-habile.

< En cffet, ces chefs d’atelier sont conservés soigneusement et
bien payés par les industriels.

« Les créateurs des usines Penn, Maudslay, Elder ete., célèbres



a

ingénieurs mécaniciens, n’existent plus; mais ces usines possèdent
toujours ce noyau d’ouvriers d’élite qui constitue leur vraie force
et qui les maintient au niveau élevé auquel elles sont parvenues.

a

a

a

L’usine Ansaldo qui depuis plus de vingt ans a continué dans
la fabrication des machines marines, se trouve aujourd’hui è
méme d’inspirer la plus grande confiance et d’offrir les plus
grandes garanties pour la construction des appareils les plus
compliqués et de la plus grande puissance destinés aux engins
de guerre ».

Ainsi écrivait en 1888 la commission presidée, comme nous
l’avons dit, par l’honorable Brin.

Mais en 1883 l’usine Ansaldo était è peine sortie de ce ma-
rasme industriel dans lequel, surtout après la mort de l’ingénieur
Ansaldo, elle avait, plus que vécu, végeté.

En 1883 elle avait une production bien modeste. Quelques an-
nées suffirent pour la multiplier en augmentant les ateliers et le

uyftesiel de_fabrication. pi i
I a I Dro
cid M. A. Colonna, progressèrent jusqu'’aux 20000. chevaux du
Sicilia.

a

a

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a

A

Les appareils moteurs à basse pression du Conte Verde pro-
gressèrent à la pression moyenne du Savoia, Vespucci, Stromboli, etc.
et aux hautes pressions de la Minerva, Liguria, Marco Polo, Ga-
ribaldi, Saint-Bon, ete.

En 1889 le comm. Antenore Bozzoni, inspecteur du génie naval
et président du comité des dessins, a été chargé fort judicieusement
par l’hon. Brin, ministre de la marine, de visiter les principaux
établissements de meétallurgie et de constructions mécaniques. Son
rapport à confirmé entièrement ce que nous allons exposer.

Le rapport a noté que « l’établissement Ansaldo est la plus
«< ancienne et la plus vaste usine nationale de constructions. mé-
< caniques, que dans les dernières années il a eu un développement
« considérable, et qu'en ce qui concerne l’organisation et la dispo-
< sition des ateliers, il a énormément progressé. De plus, qu'il a





GIO. ANSALDO & C.

USINE DE SAMPIERDARENA



GÈNES - TMP. PIETRO MARTINI

CHAUDRONNERIE

13



A

complété sa collection de machines-outils, en choisissant les plus
perfectionnées ».

Il note aussi que « les frères Bombrini n’ont éparené aucune
dépense pour l’améliorer sous tous les rapports ».

Il conclut en affirmant que « cet établissement s’est mis en
< mesure non seulement de conserver le premier rang en Italie
pour la construction de machines marines de toute sorte, mais
de se mettre sur le mème rang que les plus importants établis-
sements de l’étranger ».

a

A

A

A

A

Un autre avis d’un anteur non moins compétent nous l’avons
dans la brochure déjà citée de l’hon. G. C. Daneo, là où il écrit:
« Revenant à l’usine Ansaldo, nous pensons que ce que nous
avons dit aura persuadé le lecteur de sa grande importance comme
force industrielle en Italie.
« Il sera ainsi convaincu que les frères Bombrini ont, à différents
ue droit à la reconnaissance du pays.
ne psatirions faire mieux l’éloge ate )ces_liguriens aussi
rai du pine sleale IE 8S e EI ela
Auguste Albini, député au Parlement, et 6 un des hommes techni-
ques les plus compétents en Italie.

A

A

A

A

A

A

« Le comte Albini, accompagné du commandant De Amezaga
et de celui qui écrit ces lignes, alla visiter les usines Ansaldo
principalement dans le but d’examiner la machine du cuirassé
Sicilia.

< Il se felicita vivement de .l’énorme développement qu’avec
une louable disposition et avec une rare intelligence on avait su
donner à l’ancien établissement Ansaldo en le mettant en situa-

A

A

A

A

A

A

tion de pouvoir rivaliser avec les plus importants établissements
modernes. J’avoue, disait-il, que comme italien j’éprouve une bien
vive satisfaction en voyant qu'il y a enfin quelqu’un en Italie
qui sait lumineusement démontrer d’avoir une ferme confiance
dans l’avenir de l’industrie mécanique italienne, et sait en pré-
voir les besoins futurs. Comme ligurien, ajouta l’amiral, j'admire
avec une émotion sincère les frères Bombrini, parce que animés

AA ALA A

a

14



A

d’une ferme confiance dans l’avenir, ils se préparent hardiment
e navale qui dans le passé a



à faire renaître la grande indu

donné la prospérité à notre Ligurie et qui devra également la
donner à L’Italie.

« Et pour apprécier l’importance de cette opinion il faut noter
que le comte Albini, l’inventeur de la carabine qui porte son nom,
bien que très riche, a passé sa vie dans les établissements méca-
niques et chantiers italiens et étrangers, et a été durant de longues

A

A

A

A

A

A

A

années à la direction générale des armes et torpilles au ministére
de la marine.

« Jajouterai aussi que le comm. Charles De Amezaga, l’un des
meilleurs officiers supérieurs de notre marine de guerre, connais-

A

A

sant la nature de l’amiral Albini et comme il est avare de ses

A

éloges, et appréciant de plus sa compétence rare dans la matière,
tout en étant ravi et persuadé de ses paroles, m’avoua qu'il avait
été frappé d’un jugement aussi nettement exprimé ».

Lex gitslions_guthentiques aux quelles nous avons eu recours
pronveni rie I pei fo fre]
et consitérables progrès de l’industrie mécanique, de la navale sur-
tout, dont l’usine Ansaldo de Sampierdarena est à la téte.

Il ya à peu prés dix ans la grande industrie mécanique était

A

A



A

méconnue en Italie. Le gouvernement, les compagnies de navigation,
les adminisirations de chemins de fer affectaient de ne pas con-
naître et de ne pas apprécier la valeur industrielle italienne et la
méconnaissaient. Ou recourait è l’étranger sur vaste échelle et avec
une prodigalité d’argent digne de meilleur sort. En attendant, les
quelques usines mécaniques languissaient et se soutenaient à grands
frais sur la petite industrie.

Mais, à partir de 1882, les fréres Charles Marcel et Jean
Bombrini, sùrs de leur force et fermes dans leurs propos se mirent
à la téte de l’usine Ansaldo, soutenus et encouragés par l’avis
éminemment pratique et clairvoyant de l’ingénieur M. Orace Chiaz-
zari de Torres, et proclamèrent la necessité et la possibilité d’une
industrie nationale. Ce fut alors que le reveil moral, la réhabi-

GIO. ANSALDO & C.



FONDERIE

15



litation matérielle de l’industrie mécanique italienne pris corps,
se montra, s’imposa.

Le gouvernement, les compagnies, les administrations commen-
cèrent par affecter une incrédulité souveraine. Contre l’idée de l’in-
dustrie nationale on lanca l’alarme du gain pour fins particuliers..

Mais la verité s’imposait et les Bombrini se montrèrent plus
que jamais fermes dans la croisade entreprise. On opposa que
leurs usines n’étaient pas suffisantes, que l’outillage était ancien et
de vieille date, pas perfectionné, que le personnel téchnique n’etait
pas au courant, qu’on construisait avec une lenteur fénomenale.
On fit alors de nouveaux ateliers, d’autres furent agrandis, on
multiplia et on perfectionna l’outillage, les ouvriers et les ingénieurs
se mirent è la hauteur de la situation, les travaux s’ éxécutèrent
avec une rapidité toujours croissante.

C’est alors que le gouvernement et les administrations courbèrent
la téte.

Cest gi quizme foule d’industriels prizs fassaut la brèche
ouverte gl ENEA CINZIA, 1 les
Cravero firent digne couronne aux Ansaldo. D’outre mer vinrent les
Hawthorn s’installer avec les Guppy è Naples, les. Armstron,
Pozzuoli.


ga

Dans la construction des locomotives les Ansaldo furent emulés
par les Breda et par les Esslinger venus d’Allemagne à Saronno.
Surgirent ensuite comme complément indispensable les aciéries de
Terni et de Savone, les aciéries et les forges de Sestri Ponente,
Voltri et Prà, la fonderie d’acier Vanzetti è Milan, les usines mé-
tallurgiques de Livourne, du Criste à Génes, etc, et mille autres
industries minuscules qui prospérèrent énormement.

Bien vite les besoins du pays ne suffirent plus aux industriels.
Les voilà alors se lancer à l’assaut de l’étranger. En quelques années
les Silvestri, les Breda, les Odero triomphent en Serbie, en Rou-
manie et en Bulgarie, les Orlando en Portugal et au Maroc, les
Ansaldo en Grèce, dans l’Amérique du Sud et en Espagne. Ce
fut une vraie et amirable lice d’émulation.



16



Qui oserait soutenir encore qu’en Italie on n’est pas capables ?

Pour les oppositeurs la défaite fut umiliante. Pour les inerédules
une imprévue révélation. C'est nous qui l’appellerons une véritable
rédemption !

Rien ne résiste à qui veut. Il suffit que la seule usine Ansaldo
se mit à la téte de la lutte pour l’industrie nationale, il suffit è
ses gérants, aux fréres Bombrini, de se mettre de la partie avec
intelligence, fermeté de propos, énergie d’action, sacrifice d’argent!
On a bien écrit de vous, o Bombrini, lorsqu’on a affirmé que vous
avez bien mérité de votre patrie. Et vous pouvez bien gerire avec
juste orgeuil sur votre blason industriel la devise:

Tanto vale poder quant uom s' adopra.

Ainsi que nous avons éerit plus haut, l’origine de l’usine Gio.
e. C. remonte è 1846. De cette époque à 1853 succède
uno pebfer®, enwrionnaire.

LS MERZUEE FMI ero
société constituéo à Génes releva l’ancienne usino et installa les
nouveaux ateliers sous le nom (io. Ansaldo e C. en construisant
des halles grandioses disposées harmoniquement, suivant l’idée de
l’avenir de l’usine, avée un outillage perfectionne.

La construction de locomotives et de matériel fixe pour les
chemins de fer italiens occupa dès lors l’usine Ansaldo. Vint en
suite la fourniture de pièces d’artillerie et de projectiles pour les
arsenaux de terre, les grandes réparations aux machines de la
compagnie de navigation R. Rubattino, la construction d’outils et
chaudières pour la marine. On se préparait ainsi à de travaux
plus importants. EL

Malheureusement l’ing. Ansaldo décéda presque subitement vers
la fin de 1858.

L’ing. Louis Orlando lui succéda et tint la direction technique
de l’usine jusqu’en 1866. Durant cette période la fabrication de
grenades et de pièces d’artillerie pour les arsenaux forme le prin-

INILUVA ONLAIA “dI - SANZIO



‘O 9 OC'TYSNY ‘0I9

17



cipal objet de la production industrielle. Toutefois on continua les
travaux de réparation aux navires de la compagnie Rubattino, et,
sur les devis des ingénieurs du gonvernement, on initia la construe-
tion des appareils moteurs pour l’aviso royal Vedetta et pour la
pyrofrégate Conte Verde.

Depuis 1866 jusqu’en 1882 l’ing. Wehrli succède à l’ingénieur
Orlando dans la direction technique.

Mais, en attendant, les travaux pour les chemins de fer diminuèrent
ainsi que ceux pour les arsenaux et pour la Rubattino. Aussi
l’usine mena une vie très pénible.

Les administrations qui se suecedèrent à celle de l’ingénieur
Ansaldo ne furent pas è la hauteur de la situation. Si lappui
mora] et financier de l’illustre sénateur Charles Bombrini était venu
à manquer l’usine aurait été liquidée.

Au contraire gràce à son appui, elle put se soutenir encore et con-
server sa renommée. L’installation du gros marteau pilon lui assura
la prisidfiee porzla fabrication des plus grossesct,compliquées pièces
de forte age OE ONE PUNEIAILODI

En 1883 l’ing. A. Omati succéda à M. Wehrli dans la direc-
tion technique. L’ingénieur Orace Chiazzari fut son intelligent colla-
borateur. La gestion fut prise directement par les fils Bombrini
comm. Charles Marcel et comm. Jean.

Nous avons dejà dit quel développement surent ils donner aux
travaux de l’usine.

En 1883 l’usine Ansaldo (ateliers de constructions mécaniques
et chantier naval) comptait de 800 à 900 ouvriers avec pas plus
de 150 machines outils et se développait à l’angle sud-ouest de
la ville de Sampierdarena en occupant une superficie de 40000
m. c., limitée au nord par la plage de la mer sur une longueur
de 90 métres.

La bonté et le parachèvement des produits étaient toutefois
bien connus. Les machines pour la Palestro, la Staffetta, le Mar-
cantonio Colonna, construites dans la période de 1867 à 1879
avaient formé l’admiration du gouvernement et de tous les compé-

e

18

fents. Les machines pour les steamers de petite portée et les motrices
fixes étaient aussi très-recherchées. De méme les constructions de
chaudronnerie et les produits de la fonderie. Les produits de la
grande forge étaient aussi très-admirés, surtout les pièces trés
difficiles des droits de derrière, roues de devant et gouvernails des
plus grands cuirassés, tels que le Dandolo, le Duilio, la Lepanto,
l’Italia, ete.

La construction des locomotives a été toujours très-estimée.
Une enquéte faite sous l’administration Saracco a prouvé que les
locomotives construites en Italie, alors presque exclusivement par
l’usine Ansaldo, sont meilleures que celles fabriquées à l’étranger,
et si le nombre des locomotives étrangères à réparer est représenté
par 100, la quantité correspondante pour les locomotives nationales
est donnée par le chiffre 15.

De son céòté le petit chantier avait déjà donné preuve. de son
habilité et de sa puissance avec la louable réussite de la Sta/fetta,

du Vertifi du_San Gottardo et de grand n Da de remorqueurs
bateanx/ dagli AMI ST Ipprrt rali E pon

tons, ete.T

Vers la fin de 1886 le chantier naval a été transferé à Sestri
Ponente sous la direction de l’illustre ingénieur naval comm. G. B.
Bigliati, et sur l’emplacement du chantier on a installé de nouveaux
grandioses ateliers. A partir de ce moment toutes les usines de
Sampierdarena ont éié consacrées exclusivement à la construction
mécanique.

O
CRANCENORI GIS V "IVAVN MTLINYHO
{l

INIIMVN ONIFIA “AMI - SENZO



WD

‘O Od'TYVSNV ‘019



19



DEUXIÈME PARTIK

ETAT ACTUEL DES USINES

TEL

IS ER ZE)VS FU 099

Aquileia la maison Gio. Ansaldo e C. exploite les. usines
suivantes : ;
a) Usine à Sampierdarena avec ateliers de constructions méca-
niques, de machines marines et de locomotives ;
b) Usine meétallurgique pour les métaux fins à Cornigliano
Ligure ;
c) Chantier naval à Sestri Ponente ;
d) Atelier pour le parachèvement et blindage des navires dans
le port de Génes;
e) Atelier pour la réparation des navires dans le port de
Génes, avec le matdriel flottant pour les transports et le montage.
La superficie totale occupée, la superficie sous toit des ateliers,
des bureaux et des magasins, la force motrice disponible, le nombre
des machines motrices et d’outillage, celui des ouvriers ressortent
du tableau suivant,















SUPERFICIE a ;
USINES a motrice | E ea
sous toit | découverte | totale par | a
mo. mo. me. _ ||chev. vap.| nombre || nombre
a) Usine de Sampier- >
darena. << i... 36000 | 44000 | 80000] 850 812 | 4000
6) Usine métallurgi-
que de Cornigliano
Tipure:s sost 3900 | 56100| 60000 250 74 300
c) Chantier naval de
Sestri-Ponente . . |. 20000 | 60000 | 80000 400 154 | 6000
d) Atelier pour le
parachèvement et
blindage des na-
Mea 1815 385| 1700 60 28 900
e) Ateliew@pour la ré- -
ele E] O AZIONE FINSALTO
res af Nolo mi ériei"]! DEZIINS ASA
flottant pour les
trasports et le mon-
ep 450 30 480|| () 230 22 300
Torau .. | 61665 | 160515 | 222180| 1790 | 1090 | 11500



















Chaque usine, chaque atelier est techniqiement :titonome et
forme une unité speciale avec personnel spécialisé. Ainsi les travaux
sont soignés suivant les règles de l’art et du progrès.

C’est ainsi que la maison Ansaldo a, depuis dix ans, abandonné
l’ancien système de concentrer tous les travattx dans une seule unité

(1) Nombre des ouvriers suivant la puissance de travail des usines.
@) Y compris 130 chevaux des machines à bord des pontons et des rémorquetrs du matériel
flottant.



‘O 9 OTTVSNV ‘0ID




‘O 9 OT'TVSNV ‘019



21



technique. Elle a pu ainsi se spécialiser dans tous ses produits et
lutter avec suecès contre la concurrence, sans diminuer pour cela
la renommée et la proverbiale bonté de ses travaux.

L’organisation administrative, directrice et comptable est irrépro-
chable. La discipline est réglée avec tact et largeur de vue. Ainsi
les plus cordiaux rapports règnent entre ouvriers, ingénieurs et
patrons. Il s'en suit que la main d’oedvie préfère son emploi dans
les tisities Ansaldo, soit è cause du profit qu'elle en obtient, soit à
catse de l’éducation pratique qu'elle recoît.

Les rombreuses socigtgs de secou imutuel fleirissantes è Sam-
pierdarena, auxquelles tous les ouvriers sont inserits, ont rendu
inutile l’institution de caisses de prevoyance. Toutefois la Maison,
dans le dessein de-venir en aide à ses ouvriers, lorsqu’ils se trouvent
dans le besoin, a eréé un fond de bienfaisince, qu'elle alimente
par son concours direct, et dans lequel elle verse sans exception
les produits de toutes les amendes disciplimaires payées par les
ouvriers\ fe Mus elle y contribue avec rae)somme ceorrespon-
dante av Goilrd ENEA UNISIRLO Rharo
est trés-lonable.

De plus lorsqu'en 1887-88 eut lieu la création de la caisse
nationale contre les accidents du travail, la maison Ansaldo s’em-
pressa d’assurer ses ouvriers et de les assurer à sa charge exclusive,
ce qui constitue un sacrifice très-considérable, vu que le coùt moyen
annuel de l’assurance pour chaque ouvrier est de 8 fr. 50, et que
cela comporte une dépense annuelle approximative de 80000 frs.

Il n'est pas è dire que cette munificence est due è l’initiative
spontanée des gérants de la Maison et propriétaires des usines,
messieurs Bombrini fréres, dans lesquels la fermété des propos s’ac-
couple à la genérosité innée et à la magnanimité de l’esprit.

Le personnel des usines sensible à tel bienfait, a voulu perpétuer
sa reconnaissance vers messieurs Bombrini par l’hommage d’un par-
chemin commemoratif; parchemin de grand merite et de grand prix
qui a été illustré par le célèbre pinceau de l’éminent peintre
M. Nicolas Barabino.



22

USINE DE SAMPIERDARENA

——— o

Cette usine depuis 1883 a été agrandie considérablement et
pourvue d’un outillage aussi parfait et aussi complet qu'on pouvait
le désirer. Qu'il suffise de dire que les frères Bombrini y ont em-
ployé dans l’entretemps plus de 7 millions, dépensés avec autant de
courage que de perspicacité.

L’usine occupe une superficie de 80,000 m.c. La surface sous
toit est de 40,000 m. e.

Les ateliers, bien disposés, grands, vastes, bien aérés et
éclairés, et pourvus pour le travail de nuit d’éclairage è gaz et
électrique, sont les suivants:

O pLuAtelior de modelage ;

NANI NET NS
3. Forge;
4. Marteaux-pilons;

. Machines-outils ;

6. Tournage ;

7. Tournage spécial pour bronze;

8. Chaudronnerie ;

9. Ajustage;

10. Meules;

11. Montage des locomotives;

12. Montage des machines marines;

13. Atelier de réparation des locomotives;

14. Laboratoire de précision;

15. Laboratoire de chimie.





Un réseau de chemin de fer Decauville met en comunication
les usines et les magasins,







Od OOUVI > ASSVUTNO INASIONO HI UMOI NAVAUHO 00001 HA NOISNYA!

mirtuvi— ONsaIA ‘ANI - sanzo





INS

‘O ® OTTTYSNV ‘019



INIAUVI OBARIA “dI - SENZO



‘O ® OTTYSNY ‘019







28



L’intérieur de l’établissement est parcouru, au dedans et au
dehors des halles, par des voies à écartement normal, en communi-
cation directe, soit avec la gare de Sampierdarena, soit avec les
quais du port de Génes. ;

L’usine communique aussi avec la mer par un mole se prolon-
geant 100 mètres sur l’eau, construit entièrement aux frais de la
Maison. Sa distance du port de Génes est de deux kilometres ‘envi-
rou. La voie ferrée de l’intérieur de l’usine arrive jusqu'au mole
où les pièces plus voluminouses et pésantes, ne pouvant avoir
transit ni par chemin de fer ni par voie ordinaire, sont transportées
au port de Génes. Pour le service de ces transports la Maison a
fabriqué pour son propre compte des remorqueurs, des transports, des
pontons et deux. pontons-grues à vapeur, dont l'un de 40 tonnes
et l’autre vraiment colossal de 120 tonnes, avec étendue libre de
12 mètres lui permettant les operations de chargement et de déchar-

vemer# dans la cale des plus larges et:des plus hauts navires.
ui = das pI arges et'des plus ha: ir

er
Livi ie n) À previ! fest, fi )
ENER)
occuperefiviton 1000 ouvriers Autour de BOO et plus machines outils
dont quelques unes très-spéciales et de très-grandes dimensions,
actionnées par 7 motrices principales, outre les auxiliaires, qui sont



alimentées par 20 chauc
totale disponible de 850 chevaux vapeur.

Les marteaux-pilons sont actionnés par des générateurs chauffés
avec les flammes perdues des fours à réverbère au nombre de huit.

Le service des martenux-pilons doit dtre spé

En effet, c'est le seul en Italie pouvant donner des produits
supérieurs produits similaires de l’étranger.

Du marteau-pilon de 40 tonnes, on descend par une série de
8 appareils, jusqu'an marteau de 250 Kg.

Les cubilots de la fonte sont au nombre de 5 et peuvent donner
des pièces de. toute forme et dimension soit en fonte ordinaire soit
en fonte durcie on malléable — depuis les énormes porte-enclumes
de 50 tonnes jusqu’au plus petites pièces de mécanique.

Ces ateliers sont amples, bien disposés, fournis de nombreux,

‘es a vapeur produisant une force motrice



alement noté.





2



puissant et spécial outillage, divisés en denx halles, dont chacune
est desservie par 2 grues è pont-roulant et à transmission fu-
niculaire, respectivement de la portée de 40 et 30 et de 20 et 10
tonnes.

Le meilleur éloge qu'on puisse faire de cette fonderie est résumé
dans l’avis émis par la commission d’enquéte sur les industries
mécaniques, par lequel on déclara que dans cette fonderie on a con-
servé la tradition du travail bien fait qui lui permet de fondre les
plus lourdes pièces nécessaires aux grandes machines.

La fonderie du bronze et métaux similaires, sans ayoir une
empreinte speciale est outillée par des fours à creuset et a réverbère
pouvant fournir des pièces monolithiques de 20 tonnes et plus,
comme, par exemple, les droits de derrière, les roues de devant,
les cadres de gouvernail coulés en bronze phosphoreux pour les
navire de la marine royale Cristoforo Colombo, Elba, ete., les con-
densateurs en metal delta pour les machines du Carlo Alberto, du

“haldi ada Saint-Bon et autres. =
ONION IILII
chanfier est consiruit entiéroment en fer et en fonte et forme un
ensemble grandiose, imposant et malgré cela léger dans ses lignes
generales architectoniques.

L’atelier, mesurant une longueur de 120 mètres sur 40 de
largeur est divisé en trois halles, dont la centrale, réservée A la
construction des plus colossales chaudières marines, a nne largeur
de 16 m. et une hauteur de 19 m., 30 au sommet du toit. Deux
grues à traction funiculaire, chacune de 40 tonnes, qu’on peut
accoupler, desservent le rapide et commode maniement et transport
des plus pesantes et volumineuses chaudières.

La halle latérale è sud est réservée à la construction des chau-
dières de locomotives et de marine de modestes dimensions. Une
grue à traction funiculaire de 20 tonnes et une autre de 6 tonnes
font le service de manoeuvre.

La halle latèrale à nord est réservée aux machines-outils et est
desservie par trois grues à traction funiculaire de 6 et 10 tonnes.

GIO. ANSALDO & C.





POUR LES STEAMERS “ GIULIO CESARE ” “ REMO ” “ RE UMBERTO ”

GIO. ANSALDO & C.



MACHINES À TRIPLE EXPANSION DE 0000 CHEVAUX POUR LES STEAMERS DE LA N. 6. I © SIRIO " “ PERSEO” “ ORIONE

25



Toujours au nord et en amont de l’atelier on trouve les amples
et assorties forges des chaudronniers et à l’est sont emplacés les
fours à réchauffer les tòles.

A noter dans l’outillage de cet atelier, outre .les grnes ci-dessus
mentionnées, la machine hydraulique à river, actionnée par des
pompes ou accumulateurs pouvant donner jusqu'à 100 atmosphères
de pression; les machines à river de moindres dimensions fixes et
transportables; une machine verticale à percer les fonds de chau-
dières, une machine à percer multiple è 4 outils disloqués, machine
à percer avec outil amovible è fileter, ete.

La grande salle des tours se trouve au centre du corps principal
de l’usine entre les halles de la fonderie et des marteaux-pilons
au nord, des constructions mécaniques et des machines marines au
sud — Elle s’élève sur un rectangle de 170 mètres de longueur par
16 m. 50 de largeur; trois grues à traction funiculaire à pont-
ui dont deux de la portée de 30 tonnes, qu'on peut acconpler,
et up RL id af fl pd; 6
Mi EEN FE IEZIE

L’intérieur de cet atelier se présente d’une facon très-imposante.
La grandiosité de la halle, l’ordre dans la disposition des machines-
outils se distinguant par leur dimension et leur specialité, le mou-
vement si varié et surprenant de toutes les machines en action,
arrachent toujours au visiteur un cri d’admiration.

Sont à noter dans cette usine les gros tours pouvant tourner
jusqu'à 8 métres de diamétre — le tour triple pouvant tourner des

arbres jusqu'à 20 mètres de longueur — un tour colossal à plate-
forme horizontale — le tour à outils rotatifs — le groupe des
machines à percer radiales et celui des alésoirs, chaque groupe
pouvant travailler simultanément une seule pièce — la raboteuse

à banc roulant à 4 outils ponvant travailler des pièces jusqu'à 11
mètres de longeur et 2 m. 50 soit en largeur qu’én hauteur — les
raboteuses à ponts spéciaux pour le travail des pièces ayant les
formes les plus compliquées — la mortaiseuse géante — les deux
grandes fraises à double outil èà mouvement multiple avec banc

26



rotatif, permettant de travailler avec rapidité et précision les sur-
faces les plus inégales.

Limitrophe à la grande tournerie se trouve une section de petits
tours, une autre de machines à percer radiales — le laboratoire de
precision — la salle des petites machines à fraiser.

L’outillage mécanique de l’usine est complété per la petite tour-
nerie qui occupe seule une surface de 110 X. 16 metres, dans la-
quelle sont groupées non moins de 320 machines-outils.

Au sud de la grande tournerie se trouvent les sections des
ajusteurs, du montage des machines ordinaires et des machines
marines.

A noter surtout cette dernière section. Elle couvre une surface
de 90 m. X 16.5 et est desservie par deux grues à pont roulant,
chacune de la portée de 30 tonnes. En 1896 elle a exéeuté simul-
tanément le montage des appareils motenrs A machines jumelles
des croiseurs cuirassés Carlo Alberto de 13000 c. i. — Garibaldi
de 13,000 ce. i. — Ammiraglio di Saint-Bon de 13,500 ce. i.
sans lè Us hesits, formant ensemble un tobelde 40,000 chevaux
de for UTONIDIRIZICNE PUNSIALL)O)

En T890 cette mème section a monté los trois. machines des
steamers Strio, Perseo et Orione de 6600 chevaux chacunes, les
deux machines des steamers Giu/o Cesare et Remo chacune de 1700
chevaux i. — les appareils moteurs à machines jumelles des navires
de la marine royale Mizerza de 4000 c. i. — Liguria de 7700 e. i. —
Marco Polo de 10,000 c. i. — 4 machines pour torpilleurs Schichau
chacune de 1000 e. i. — et ainsi un total de 48,900 c. i. de mo-
trices principales, sans tenir compte des auxiliaires et des plus
petites et sans parler de l’appareil moteur pour le cuirassé Sicilia
de 19,500 c. i. qui était précisement sur le point d’étre livré.



Non moins digne de mention est l’atelier de construction des
locomotives, détaché du corps principal de l’usine et formant une
umité speciale. Il se départ du torrent Polcevera au viaduc de la
ligne de chemin de fer Gènes -Vintimille, qui intersèque partiellement
le terrain de l’usine, et couvre une surface de 6000 m. c. environ.



‘O 9 ONTTYSNY ‘OI9

STOMUII SNIVAL UNOA SHYTAMONIV SHMOU 9 Y SHALLONOVOT



‘O 9 OTTVSNY ‘019

27

L’atelier pour le montage des locomotives s’élève sur un. rec-
tangle de m. 144 X 45, en trois halles, dont la centrale est par-
courue par un chariot transbordeur qui sert pour la manoeùvre des
locomotives sur les voies transversales des deux nefs latérales.
L’atelier est pourvu de motrices et machines outils, lui appartenant
exclusivement, et possede de plus des locaux réservés à la répa-
ration soit des locomotives soit des vagons.

En 1889, lorsque les commandes de matériel de chemin de fer
étaient trèsmombreuses, tandis que cet atelier était à peine à moitié
chemin de son installation, l’usine put livrer aux chemins de fer
italiens 77 locomotives neuves ou remises à neuf par de grandes
réparations.

Aujourd’hui elle pourrait pourvoir normalement à la construe-
tions annuelle de plus de 200 locomotives.

Dans le but de compléeter. nos notices sur cette grandiose usine
nous ajouterons qu’ l’ampleur des halles correspond celle des
magasina ci Sie: larges et convenablement installés et distri-
use Patt pigra e pp)
entrepòb» 30 Sout desservis par une vraie Igzion de chariots ordinaires
et spéciaux, de grues fixes et tournantes et de erues-locomotives
construites par la Maison, facilitant et accélerant énormement le
mouvement, le chargement et le déchargement des matérianx.

Nous devons aussi noter le laboratoire chimique pour les essais
sur les métanx et sur les alliages, la salle de tracement mésurant
un rectangle de 1650 metres. la salle des modéles pour le nombre
et le prix des modéles collectionnés, les deux salles mesurant
chacune 16 m. X 11, éclairées à jour, réservées l’une au bureau
des dessinateurs, l’autre à l’archive très-riche pour le nombre et le
prix des collections qui y sont conservées.

L’usine avec les puissants moyens dont elle dispose peut annuel-
ment fournir outre à 200 locomotives, 100,000 chevaux de ma-

chines à vapeur soit marines soit fixes, 2000 tonnes de chaudières
et 1000 tonnes de grosse forge.



Dans le but de démontrer avec des chiffres indiseutables en
quelle estime est tenue cette usine nous noterons en moins de rien
les plus importantes constructions de machines qui lui ont été
confiées durant ces dernières années.



Pour la Marine de Guer
Amerigo Vespucei . . . . . R. Marine Italienne - c.i. 5000
SAV0la ie » » » 5000
Galileo. Cesa » » » 1700
Archimede: i Pia), » » >» 1700
dip Rn > » 200
Monzambano siro » » >» 4200
Stromboli: Seen. » » » 7700
Minerva: a » » » 4200
Meina, e » » » 7700
Me » 19500
ia VNDAZADINE FINAL 00
Carto Alberto o nno » » » 13000
Garibaldi . . . . pour la République Argentine » 13000
Giuseppe Garibaldi . . . . . R. Marine Italienne » 13000
Uristobal Colon . . pour la Marine R. Espagnole >» 14000
Ammiraglio di Saint Bon. . . R. Marine Italienne » 13500
Dix-hwit:-torpilleura i: i.» » » » 18000

Pour la Marine Marchande.

Giulio Cesare... . . . . . de drapeau italien - c.i. 1750
‘Rotta nl Pa » » » 1750
RecUmbertos:v) ceo cen » > » 1750
SIOE Ra » » » 6600
Onolonicoi » » » 6600

Perseo ci nie » » » 6600

GIO. ANSALDO & C.



CA a
3 RONDINE FNSALDI





GÉNES - 1MF. FIETRO MARTINI

LOCOMOTIVES À 8 ROUES ACCOUPLÈES POUR LIGNES DE MONTAGNE

GTO. ANSALDO & C.



GÈNES - IMP. PIETRO MARTINI

DROIT DE DERRIÈRE DU R. CUIRASSE * LEPANTO ”

29



Satita n 0 derdrapea i atalion.- cli. 600
Calabria etto cer » » » 400
Olga nen ne n » grec di 220)
Neva e ir » » » 250
Se Raologo date » italien » 160
Sestri:-Ponnte:: nea » » » - 150
GeneraliCavallif te a » » » 130
GeneraliMalifo ninna » > se 100
ContesdiSs Robert iis » » »:15130,
Sie MODO Di I » » >» 140
Foce. Na AI » vera» 80
Albato ren » » » 80

Pour les Chemins de fer Italiens.

Locomotyfe> à A-rpues accouplées. .; . . i NA
SIONI ONEN INS Mae]
ATBiUS®INOGie. = ca I SSIS

Tocomotives à 6 roues accouplées avec chariot mobile pour

IPRINBYIeots: RR GR rr LO)
Locomotives è 6 roues accouplées pour trains marchandises » 107
» SR » pour lignes de montagne » 24

S'il n’a pas été possible d’augmenter cette production, cela n'est
pas attribuable au défaut de bon vouloir ou des moyens d’action,
mais à la survenue anémie industrielle du pays et à la conséquente
rareté des commandes.

30



CHANTIER NAVAL DE SESTRI PONENTE

——e——_—_——_

Le chantier naval de la Maison a été, comme nous l’avons dit,
transféré vers la fin de 1886, sur la plage de Sestri Ponente à
quelques kilomètres de Sampierdarena.

En prenant une telle mesure MM. Bombrini fréres furent animés
par l’idée autant hardie que patriotique de faire revivre la grande
industrie navale, qui fut jadis une gloire de la Ligurie, et en méme
temps en réservant l’usine de Sampierdarena exclusivement aux
constructions mécaniques et en y installant de nouveaux et plus
appeso ateliets, de Do donner un puissant 109 pour la con-
Te ZIONE Fzz]1/0)o)

Le*chantier II se trouve à la partie sud- ouest de la ville de
Sestri Ponente, et occupe une superficie de 80,000 m. c. et une
plage de 870 mèires environ. Cet emplacement servait jadis à l’in-
dustrie navale ligurienne, à l’epoque des constructions en bois, et
permet la mise sur chantier des plus grands navires demandés, soit
par la marine de guerre, soit par la marine marchande. La pro-
fondeur et la régularité de la pente de la plage la rendent apte
au lancement des plus gros navires.

Les ateliers, les halles et les magasins du chantier couvrent
une surface de 20,000 m. e. L’outillage complet et perfectionné, en
harmonie avec les plus récents progrès de l’ industrie navale, per-
mettra d’occuper environ 4000 ouvriers, lorsque le travail aura
acquis sa plus grande expansion.

Quoique créé il y a à peine huit ans ce chantier à déjà lancé
à la mer de nombreuses et trés- SE constructions dont nous
citons les principales.

SISSVUINO ‘AI Nd





‘O 9 OATVSNY ‘019

+ HISSVUICO ‘MAC LNVAHIG 0



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‘O 9 OA'TYSNVY ‘019

81



Pour la Marine de Guerre.

Torpilleurs de haute mer n° 18, R. Marine It. disloc." totale tonn. 1580

Croiseur torpilleur Minerva » >» » 850
>» protégé Liguria » » » 2280
» cuirassé Garibaldi, marine Argentine ‘) » 6840

» cuirassé Cristobal Colon, R. marine Espagnole » 6840

Pour la Marine Marchande.

Steamer Giulio Cesare. . de drapeau italien disloc." Tonn. 35845

» MOMO E » » » >» 5845

» Re Umberto . . » >» » 5845

5

ISS ONDIZIONI Fa FLobj
Golette à vapeur S. Paolo » » » » 730
Steamer Olga. . . . . de drapeau grec » » 340
>» Neva D >» » » » 370

» Sestri Ponente . ». italien. >» » 120

outre à 2 citernes à vapeur, 3 remorqueurs de cibles flottants pour
les tirs de l’artillerie en mer, 3 remorqueurs pour le service du
port, et enfin les voiliers suivants:

Caterina Accame. . . . . + + dislocation Tonn. 3340
Gavaher, Giampi: <A » >» 3340
Francesco Ciampa . î IRE i » » 3340

(1) Actuellement se trouve sur le chantier le eroiseur cuirassé Giuseppe Garibaldi en
tout pareil au Garibaldi et au Cristobal Colon.

32



Salvatore Ciampa .«. .. . . . . dislocation Tonn. 3340
(Gamba Se e ei » » 2530
ARIES e So » » 12530
Rio Grande (gole): re » » 730

En tout, dans les huits dernières années, 45 coques de navires,
sans compter le colossal ponton à vapeur avec grue pouvant élever
des poids de 120 tonnes, pour le service de la Maison, et une
flotte nombreuse de bateaux è vapeur, transports, pontons, ete.

O peer) _
IS PONDAZIONE FINSALDDI

à

GIO. ANSALDO & C.



GÈNES - 1MP. PIETRO MARTINI

CADKE DU GOUVERNAIL DU R. CUIRASSE “ LEPANTO ”

GIO. ANSALDO & 0.




oÉnES - 1mP. PIET

CADRE DU GOUVERNAIL DU R. CUIRASSÉ “ LEPANTO ” DU POIDS DE 13880 KG.

88



USINE MÉTALLURGIQUE DE CORNIGLIANO LIGURE

Cette usine appartenait en origine à la dissoute société italienne
Delta. Elle a été agrégée aux établissements de la Maison en 1894,
comme auxiliaire pour la fabrication et le travail des métaux fins,
tels que le cuivre, la delta, le bronze phosphoreux, le bronze man-
ganèse, le bronze aluminium, le muntz-métal, ete.

L’usine couvre une surface de 9483 m. c. dont 3900 sous toit
d’ateliers, halles et magasins. Elle dispose de plus d’une superficie
limitrophe de 50,517 m. ec. très-indiquée pour un facile agrandis-
sement de l’usine.

L'us/fictomprond les suivantes principalessegtions : le modelage,
la DiRST O NEZAUINE hh
forges, lE laboratoire chimique et des essais mécaniques, les bati-
ments à l’usage de magasins, bureaux et habitations.

L’atelier du modelage et des charpentiers est pourvu de *scies
mécaniques et de tours pour la confection des modéèles et de tout
autre travail en bois.

La fonderie comprend la petite fonderie pour le dosage et la
preparation en lingots des différents alliages, et la grande fonderie
qui possède une section complete de fours è creuset, un four è
réverbère de 15 tonnes, un autre plus petit de 3 tonnes, de facon
que l’on peut aisément pourvoir à la fonte de pièces monolithiques

. Jusqu'à 20 tonnes et plus.

Les laminoirs comprennent une installation complète de trains
pour l’étirage de toles, barres et fils, avec les fours à réchauffer,
ciseaux à tòles, déevidoirs pour fils etc.

La tréfilerie comporte une batterie de 22 bobines, divisées en
série de fils gros, moyens et fins avec un banc à tréfiler à chaîne



et un autre hydraulique, fours ete. Le bane hydraulique à tréfiler les
barres et les tuyaux est de la force de 34 tonnes et est actionné
par un accumulateur spécial et par des pompes hydrauliques. Le
bane à chaîne pour travailler les barres peut marcher à deux vites-
ses différentes.

L’atelier mécanique est fourni d’une scrie de petites machines-
outils surtout pour les travaux d’ornement et de plus grande _
finesse.

Les forges possèdent des marteaux-pilons grands et petits, des
moutons, des presses permettant de forger et d’estamper des objets
en metal de toute forme.

L’usine dispose de 250 chevaux-vapeur, actionnant non moins
de 72 machines opératrices, et, lorsque tous les ateliers sont en
activité, elle employe non moins de 800 ouvriers.

Cette usine fut commenege en 1889 par la société italienne

olta PI la fabrication di le travail du metal Delta. Il est dé-

Veni is/ moti oe) 2 Atala pati Ù ri O 9
tali NERA NEs Not Ma

Teaucoup de cas au bronze. Si l’estampe, on le forge, on le lamine,
on le tréfile avec toute facilité. Poli a-t-il un Iustre très-brillant
ressemblant aux reflets de l’or et résiste à l’oxidation de l’atmo-
sphere et de l’ean de la mer. Il trouve ainsi des innombrables
applications méme dans les constructions marines depuis les droits
de derrière et les hélices jusqu’aux plus élégants bibelots des cabines
et. des salons — On le coule en toutes dimensions et il conserve
toujours ses proprictés.

Conséquemment la production courante de cette usine comprend
tout coulage d’objets en bronze, en delta et similaires, comme hélices,
tuyaux d’hélices, condensateurs, corps de pompes, pistons, sou-
papes, ete., garnitures de bord, sabords, pompes, water-closets,
charniéres, télégraphes de bord, ete., outre tous les plus menus
objets de mobilier tels que mains, serrures, portemanteaux, timbres,
candelabres, anneaux, plaquettes, écriteaux, etc.

La production de l’usine a été déjà très-remarquable soit pour

GTO. ANSALDO & C.



1 Ma DI AROPA II CIIRASSIE È GARIBALDI CONSTI EPA P, LOREPLE LIGUE ARGENTINI
N33 CINDIA ZICINE PINEALE)





GENES - 1MP. PIETRO MARTINI

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«VIIODIT ;» SPOILLOMI UNISIONO “U

INLIAYA OALTIA ‘dMI - SINO





‘D 9 OTTVSNY ‘019



35



les toles que les barres et les fils de cuivre, de delta, de muntz-
métal. Du fil de 3/1 de "/n de diamètre elle arrive aux barres
de 85 "/m carrées, hexagonales, plates, soit pour couronnes de pro-
jectiles que pour tout autre emploi.

Les tòles sont obtenues jusqu'à ‘/1 de "/n d’épaisseur sur une
largeur de 1 m. 50 et une longueur de 5 m.

L’usine est actuellement dirigée par l’ingénieur M. Hector
Zancani.

ATELIER POUR LA REPARATION DES NAVIRES
dans le port de Génes

e

è a an if n it

UE RNA MINE ELL
toutefoîs étre considéré comme une veritable succursale de la grande
usine de Sampierdarena et du chantier de Sestri Ponente. Il a de
plus sous ses ordres immediats tout le matériel flottant appartenant
à la Maison, c’est à dire les deux pontons grues respectivement de
120 et de 40 tonnes, deux remorqueurs et une flotte de bateaux-
transports, bateaux pour le service des plongeurs, pontons, ete.

Conséquemment cet atélier est le seul existant dans le port de
Génes qui puisse réellement disposer des plus’ puissants et conve-
nables moyens pour pourvoir régulièrement à la réparation des
coques, des appareils moteurs et de l’outillage des navires, pour
effectuer les operations d’embarquement et de débarquement des
pièces les plus puissantes et colossales et pour concourir méme è
des operations locales de sauvetage.

L’atelier présente le front à la ligne d’eau de l’avant-port qui
mouille les remparts de la Malapaga. Il est dirigé actuellement par
l’ingénieur M. Louis Ramorino.

36



ATELIER POUR LE PARACHÉVEMENT ET LE BLINDAGE
des navires de guerre dans Je port de Génes

— gocze—

Il se trouve è l’est des nouveaux bassins de cargnage, tout pròs
du méle Giano et est desservi par une trentaine de machines.

L’éminent ingénieur naval M. G. L. Petrini en est actuellement
le très-habile directeur.

Cet atelier est un complément indispensable du chantier naval
de Sestri Ponente, où font absolument défaut les avantages du port,
et où, à cause de la nature de la plage, il ne serait pas possible
de faire les constructions nécessaires pour le stationnement des
grands cuirassés.

\l_° Cette filiale du chantier de Sestri ti jose non seulement de

Ti aaa pa fp A Is ci

>n0ombreux moyens d’action qu'elle obtient soit des ateliers du chantier,
soit de l’usine de Sampierdarena.

Cela sans compter qu'elle peut recourir au service subsidiaire
des pontons-grues et de l’autre matgriel flottant de proprigté de la
Maison.

L’atelier peut ainsi procéder dans ses travaux de parachèvement
avec toute la rapidité vouluo et désirable.

Ce que nous affirmons n’est en aucune facon exagéré.

Tous ceux qui ont suivi avec un peu d’intérét les travaux du
croiseur cuirassé Garibaldi, que la Maison Ansaldo a construit pour
compte du gouvernement de la République Argentine, pourront
sans crainte l’affirmer avec nous.

Ce superbe croiseur cuirassé, mesurant une longueur de 100
mètres, sur une largeur de 18 m. 20, avec une dislocation totale
de 6900 tonnes, a été lancé en mer par le chantier de Sestri Ponente
le 27 juin 1895,



INIINVM OMITIA “d WI + SANTO







‘O 9 OTTVSNV ‘0I9

« ITTVANIVO » ISSYMINO MNMSIONO

INITIVA OUIZIA MI - SUNZO



- ‘0 ® Od'TVSNV ‘019

37



La coque était alors presque nue. Elle devait en effet recevoir
l’appareil moteur, toutes les plaques de blindage, toutes les machines
et tout l’outillage de bord, tout le matériel du pont et des cabines,
tous les supports des armes et les armes mémes; un ensemble en
définitive de 3000 tonnes, représentant plus du poids de la coque
lancée.

Or bien, à la date du 15 Janvier 1896, ce cuirassé était entière-
ment fini, et prét à faire tous ses essais.

Ainsi dans l'espace très-limité de six mois du jour du lance-
ment la maison Ansaldo, gràce à la puissance de ses moyens et à
l’habilité de son personnel, a pu conduire è terme le complet para-
chèvement de ce colosse.

La Maison Ansaldo peut raisonnablement étre bien fière d’un
résultat aussi splendide, jamais atteint par aucun des principaux
chantiers de l’étranger.

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GIO. ANSALDO & C. ®

arena - Ateliers de constructions mecaniques (Propriété di la famille BoMBRINI)
(FRÈRES BOMBRINI Géranrs)

Usine de Sampieri





gare de Sampierdarena

Operai






Polcevera

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Échelle-% 075 par Mètre









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| Fratini DE CONSERUCTIONS NAvALES GIO. ANSALDO & €. - SES T PONENTE.

(Propriété de la famille BOMBRINI — FREÉRES BOMBRINI Gérants)

PLAN GENÉRAL.

È ux, salle des gabarits, machine motrice.
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‘Atelier des gabarits at d’ajuatago.

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Machines-outil
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“= Fonvazione AnsALDO

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